Traite des êtres humains

Crise sanitaire et économique un terrain favorable à la traite par le travail !

Crise sanitaire et économique un terrain favorable à la traite par le travail ! 19 février 2021
traite par le travail

Crise sanitaire et économique un terrain favorable à la traite par le travail ! – En ces temps de crise sanitaire et d’incertitude économique, l’exploitation par le travail est en pleine expansion, essentiellement dans les secteurs du bâtiment et de l’agriculture. Les migrants économiques sont vus par certains employeurs comme une main d’œuvre peu couteuse dont on peut facilement se débarrasser en cas de diminution de l’activité. Ce terrain est propice à toute forme d’abus et d’exploitation.

Dans le climat actuel, l’avenir économique est pour beaucoup d’employeurs très incertain. Pour une partie d’entre eux, la tentation d’embaucher du personnel migrant sans le déclarer est de plus en plus forte. 

Certains intermédiaires profitent de ce contexte pour en tirer des bénéfices. Ils sont souvent eux-mêmes issus de l’immigration et travaillent en France depuis plusieurs années. Ils font ainsi venir de la main d’œuvre de leur pays d’origine pour la mettre en relation avec des employeurs de leur connaissance en France. 

Ces intermédiaires se rémunèrent en vendant aux migrants le trajet pour la France, la production de faux documents afin de pouvoir passer la frontière, et réclament une commission aux employés sur leur salaire.

Une fois sur place, ces employés non déclarés sont particulièrement vulnérables et totalement dépendants de leur employeur. Dans ces conditions, les cas de traite et d’exploitation sont extrêmement fréquents. Beaucoup de travailleurs sont engagés à la journée, sans aucune garantie sur le lendemain, sont corvéables à merci pour une rémunération dérisoire ou inexistante et sont hébergés dans des conditions indignes.

Des victimes particulièrement isolées et dépendantes

Ce type d’exploitation concerne essentiellement des adultes, hommes ou femmes, provenant majoritairement de Roumanie, Moldavie, Ukraine, Bangladesh et Maroc. Ces personnes sont souvent issues de zones rurales et n’ont pas les moyens d’entreprendre une migration. Elles dépendent ainsi des intermédiaires pour se rendre en France, ce qui augmente d’autant plus leur vulnérabilité. Parlant rarement français, elles sont dans une situation d’isolement social. 

Enfermées dans un système clos et méconnaissant leurs droits, il leur est difficile d’avoir recours à la justice ou aux services sociaux pour s’extraire de l’exploitation.

Source : contrelatraite.org

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