
Au total, 2070 victimes ont été identifiées, dont 10% sont des mineurs des Amériques du Nord, Centrale et du Sud contraints à la prostitution, ou des adultes envoyés sur d’autres continents pour du travail, de la mendicité et des activités criminelles forcées.
Les polices de 59 pays sur quatre continents ont démantelé des réseaux de traite des êtres humains et arrêté plus de mille personnes en cinq jours, a annoncé lundi Interpol qui coordonnait l'opération. Au total, 2070 victimes ont été identifiées, dont 10% sont des mineurs des Amériques du Nord, Centrale et du Sud contraints à la prostitution, ou des adultes envoyés sur d'autres continents pour du travail, de la mendicité et des activités criminelles forcées, selon un communiqué de l'organisation internationale de police criminelle basée à Lyon.
Dans 59 pays à travers l'Afrique, les Amériques, l'Europe et l'Asie, 1024 suspects ont été arrêtés du 8 au 12 juin dans cette opération mondiale baptisée Global chain, menée par les autorités autrichiennes et roumaines et coordonnée par Interpol, Europol, Frontex et Ameripol. Ces démantèlements ont été réussis notamment grâce à des coups de filet aux frontières, dans les aéroports et autres points de transit. Mais aussi à la faveur d'échanges de renseignements entre forces de l'ordre via le réseau de communication sécurisé I-24/7 d'Interpol, selon le communiqué.
L'opération Global Chain a été coordonnée à distance à partir de deux centres de commandement internationaux installés à Rio de Janeiro et à Skopje, la capitale de la Macédoine du Nord. Une majorité de victimes identifiées dans 45 pays venaient d'Argentine, de Colombie, du Venezuela, de Moldavie et du Népal. Elles étaient ciblées pour leur vulnérabilité et trompées ou contraintes, puis expédiées dans d'autres pays.
Au Brésil par exemple, la police a démantelé un puissant réseau international de traite de personnes envoyées au Cambodge et contraintes d'y travailler dans des centres spécialisés dans les escroqueries en ligne. Au total 406 victimes, dont 83 Brésiliennes seulement.
Source : www.lefigaro.fr