Fin de vie

Humaniser la mort

Humaniser la mort 2 novembre 2021
humaniser la mort

Humaniser la mort – L’euthanasie et la fin de vie sont des enjeux majeurs au coeur de nombreux débats de la société française. Le « mal mourir » serait un fardeau pour notre système de santé.

Une étrange expression a fait irruption dans le débat public hexagonal depuis dix ans : le mal mourir. Antinomie étymologique du mot « euthanasie » (littéralement bonne mort ou mort douce), le mal mourir serait une maladie de notre système de santé ou plus généralement de notre société.

En France, on mourrait mal, pour certains « encore mal » et pour d’autres « de plus en plus ». Le professeur Didier Sicard a explicité ce constat en 2012 avec le rapport de sa Commission de réflexion sur la fin de vie en France remis au président de la République. Après de nombreux débats et une nouvelle loi, le constat serait-il inchangé ?

Soulignons d’emblée un paradoxe. Jamais les traitements antidouleur n’ont été aussi efficaces et répandus : grilles d’auto-évaluation, morphine, consultations spécialisées… Il reste certes à les améliorer et, surtout, à les rendre accessibles toujours et partout. Si certaines situations sont compliquées, il est faux d’affirmer que des cas ingérables mettraient en échec les équipes spécialisées : la médecine est outillée pour soulager les douleurs « réfractaires » (qui résistent à certains analgésiques), et intervenir pour prendre en compte l’inconfort ou l’angoisse liés à l’agonie. Les milliers de soignants interrogés par la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs sur ce sujet l’ont récemment confirmé : les situations présentées comme « limite », c’est à dire plus difficiles à accompagner, ne sont pas dues à des impasses médicales mais à des problèmes d’organisation.

Source : atlantico.fr

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