
Le procès de Lindsay Clancy a relancé aux États-Unis le débat sur la psychose du post-partum. Accusée d’avoir tué ses trois enfants, avant de tenter de se suicider, cette mère affirme avoir agi lors d’un épisode délirant. Comment reconnaître cette maladie psychiatrique rare et grave ? Quels sont ses symptômes et peut-on en guérir ?
Le procès de Lindsay Clancy a passionné les Etats-Unis et déchiré la population. La jeune femme, mère de trois enfants, est accusée d’avoir tué Cora, 5 ans, Dawson, 3 ans et Callan, 8 mois avant de tenter de se suicider. L’Américaine ne nie pas les faits mais a plaidé l’irresponsabilité pénale, affirmant avoir agi pendant un épisode délirant de psychose du post-partum. Cette maladie psychiatrique grave touche une à deux femmes sur 1 000 jeunes mères, mais peut être très grave.
Insomnies sévères, hallucinations, délires paranoïaques... peuvent inciter les femmes qui sont touchées par la psychose du post-partum à supprimer leurs enfants pour leur épargner une vie, que dans leur psychose elles voient soudainement comme épouvantable, et tenter également de se suicider.
Source : www.france24.com
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La psychose du post-partum est une maladie psychiatrique, touchant environ 1 à 2 femmes sur 1000 jeunes mères. L'actualité a récemment mis en lumière cette pathologie rare mais grave qui peut avoir des conséquences dramatiques : tentatives de suicide, hospitalisation psychiatrique, voire dans certains cas, à des passages à l'acte mettant en danger le nouveau né.Dans le contexte du débat actuel sur la gestation par autrui (GPA), il serait important de rappeler que mettre au monde un enfant n'est pas sans conséquence. Au delà des répercussions connues sur la santé physique, il peut y avoir des conséquences graves sur la santé psychique de la femme. Cela devrait être pris en compte lorsqu'on s'interroge sur les enjeux éthiques et médicaux de la gestation par autrui.