
Environ trois millions d’embryons issus de fécondations in vitro (FIV) dorment aujourd’hui dans des cuves d’azote liquide aux États-Unis, selon les estimations des cliniciens. Entre projets parentaux abandonnés, séparations ou décisions médicales, ces embryons congelés sont souvent laissés sans perspective claire. Le 26 juillet 2025, un de ces embryons, congelé depuis 1994, a pourtant donné naissance à un bébé parfaitement sain, Thaddeus Daniel Pierce, dans l’Ohio.
Ce cas, documenté par le MIT Technology Review, établit un record mondial de durée de conservation embryonnaire avant naissance. L’enfant est né grâce à un processus d’« adoption embryonnaire » encadré par une agence chrétienne, Nightlight Christian Adoptions. Ce fait inédit met en lumière les enjeux éthiques, médicaux et sociaux liés à la gestion de ces embryons longtemps oubliés dans les cliniques de fertilité.
Le 26 juillet 2025, Thaddeus Daniel Pierce est né aux États-Unis d’un embryon conçu plus de trois décennies plus tôt. Derrière cette naissance inédite se cache un processus encore marginal : l’adoption embryonnaire. Contrairement aux dons anonymes ou aux utilisations scientifiques, cette démarche permet aux donneurs biologiques de choisir le couple receveur, souvent selon des critères moraux, religieux ou culturels précis.
L’embryon transféré à Lindsey Pierce en novembre 2024 avait été créé en 1994, dans le cadre d’une fécondation in vitro menée par Linda Archerd et son mari de l’époque. Le couple avait alors obtenu quatre embryons viables. L’un d’eux avait été implanté immédiatement, donnant naissance à une fille aujourd’hui trentenaire. On congela les trois autres à -196 °C, dans de l’azote liquide. Et cela pendant plus de 30 ans.
Source : www.science-et-vie.com
Découvrir la suite de l'article sur le site d'origine
Nous découvrons dans cet article de Science et vie qu’un enfant est né en 2025, aux Etats-Unis, à partir d’un embryon conçu en 1994 et conservé pendant plus de trente ans. Cette naissance montre que des embryons peuvent rester viables pendant une très longue période de congélation et elle a été possible par une procédure d'adoption embryonnaire, qui n'existe pas en France. Cet article souligne d'importantes questions éthiques concernant le statut des embryons surnuméraires et leur devenir, d'autant que dans la cas précis le couple ayant eu recours à une Assistance Médicale à la Procréation (AMP) a divorcé ensuite. Le souci de ne pas "détruire les embryons viables" est louable, mais on se rend vite compte des complications éthiques (non prévues au départ) qui peuvent surgir avec le recours à l'AMP : mise au monde 30 ans après la fécondation, enfant "adopté" alors que la maman est toujours vivante mais ménopausée et en âge d'être sa grand-mère ... . Cet article fait réfléchir.
A lire également : notre fiche repère Aide médicale à la procréation