Procréation

Projet de loi bioéthique: pères en option, repères en débâcle

Projet de loi bioéthique: pères en option, repères en débâcle 11 juin 2021
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Projet de loi bioéthique: pères en option, repères en débâcle – Les trois « mesures phares » du projet de loi de bioéthique « ont en commun d’ébranler des repères symboliques qui nous constituent en tant qu’êtres humains vivant en société ». PMA pour toutes, autoconservation des gamètes et chimères homme-animal amènent une véritable « rupture anthropologique » analyse le pédopsychiatre Christian Flavigny dans une tribune du FigaroConséquences délétères des décisions du législateur, « l’effondrement des piliers symboliques fondant la famille est encore aggravé », « la procréation devient un peu plus une gestion quasi-marchande de la venue de l’enfant », et « le brouillage des repères de l’humain est accentué ».

Absence de père, absence de repère

« C’est donc décidé: le père est devenu un personnage facultatif pour l’enfant » s’alarme le médecin. Par simple décision législative, l’enfant n’a plus le droit de rien ressentir face à l’absence de son père, faisant fi de ses questionnements intimes. Il s’accuse alors lui-même : « n’ai-je pas mérité d’avoir mon père, d’avoir un père? ». « Lui attribuer une seconde mère par voie notariée n’y change rien », répond le pédopsychiatre, et ce « quels que soient la bonne volonté et les efforts sincères des personnes concernées ».

Plus encore, cette loi « disqualifie le principe même de paternité », car ce qui est vrai pour un enfant est vrai pour tous. Le père a pourtant une « fonction de découverte du monde extérieur », en complément du rôle maternel plus « centré sur le monde intérieur ». La paternité incarne pour l’enfant « la quête de sens, sur lui-même et sur la vie ». Les « conséquences catastrophiques » de son absence sont bien connues.

Source : genethique.org

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Commentaire du CPDH

Le projet de loi bioéthique a été adopté le 10 juin en nouvelle lecture à l’Assemblée Nationale avec les mesures phares de l’ouverture de la PMA pour tous, l’autoconservation des gamètes et les chimères homme-animal. Si le processus n’est pas terminé car le texte arrive au Sénat pour la nouvelle lecture puis à l’Assemblée Nationale pour le vote final le 29 juin, nous ne devons pas relâcher nos efforts. Les droits de l’enfant sont mis en danger par ce texte et il nous faut continuer d’informer le grand public sur les transgressions éthiques qu’il comporte : en gommant le père, c’est toute l’humanité qui est à risque. Vous pouvez également signer notre pétition avec Marchons Enfants pour inscrire la définition de la filiation dans la loi.