Théorie du genre

Nadia Geerts : « En tant que mammifères, nous sommes mâles ou femelles – et pas mâles, femelles ou intersexes »

Nadia Geerts : « En tant que mammifères, nous sommes mâles ou femelles – et pas mâles, femelles ou intersexes » 12 décembre 2022
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Nadia Geerts : « En tant que mammifères, nous sommes mâles ou femelles – et pas mâles, femelles ou intersexes » – En Belgique, un nouveau guide d’éducation sexuelle à destination des enseignants a suscité quelques critiques. Si ce document est indispensable dans les écoles, juge notre chroniqueuse bruxelloise Nadia Geerts, certaines parties semblent, sous prétexte d’inclusivité, témoigner d’un renoncement préoccupant à la transmission d’une quelconque norme.

Certains esprits grincheux ont trouvé à redire au nouveau guide Evras (Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle) qui vient de paraître à destination des professionnels de l’enseignement en Belgique. Un cadre de référence ayant pour objectif « d’homogénéiser et professionnaliser la pratique afin de garantir une même qualité d’informations véhiculées auprès des jeunes ». Il faut pourtant lui reconnaître une vertu : j’ai appris un nouveau mot ! « Acephobie ». Selon la note de bas de page du guide, ce terme désigne la discrimination envers les personnes asexuées. Et c’est là que les choses se brouillent (déjà) un peu. Car mon dictionnaire m’apprend qu’être asexué, c’est être « sans sexe (déterminé) ou caractérisé par un appareil génital rudimentaire ». Mais le même dictionnaire m’indique que le terme « acephobie » désignerait en réalité le rejet des personnes « asexuelles ». Or, être asexuel est très différent d’être asexué, même si j’imagine que certains cumulent : un « asexuel » est en effet un être humain qui n’éprouve aucun désir sexuel. Et lutter contre l’acephobie, ce serait donc plutôt sensibiliser les élèves au fait qu’on a parfaitement le droit de n’éprouver aucune libido.

Tout cela est fort bien. Sauf que cet objectif louable figure dans la partie du guide destinée à la tranche des 9-11 ans. Les 9-11 ans, un public pour lequel le guide se révèle particulièrement ambitieux, puisqu’il prévoit aussi d’aborder les connaissances/savoirs relatifs à « l’expression de genre. Les différentes identités de genre : cisgenre, transgenre, agenre, genre fluide, genre non binaire, etc. », et à « l’importance de l’autodétermination », mais aussi de « reconnaître que le partage de sextos et/ou de nudes peut être excitant et source de plaisir, dans un cadre de confiance et de consentement avec l’autre » et de développer les savoirs permettant de limiter les risques lorsqu’on recourt à des sextos et/ou des nudes.

Source : marianne.net

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