Procréation

Un bébé porté pour la première fois successivement par ses deux mères au cours de la même grossesse

Un bébé porté pour la première fois successivement par ses deux mères au cours de la même grossesse 4 décembre 2019
Un bébé porté pour la première fois successivement par ses deux mères

La fécondation in vivo permet à l’ovule d’être incubé dans l’utérus de la mère et non pas de manière externe comme dans une fécondation in vitro.

Le petit Otis, né il y a deux mois au Royaume-Uni, est le premier bébé à avoir été porté par ses deux mères au cours de la même grossesse, rapporte le quotidien britannique The Telegraph. Cette fécondation in vivo a été proposée au couple de femmes par la London Women’s Clinic, une clinique privée située à Londres.

Un ovule incubé dans le corps d’une des mères

Donna Francis-Smith, qui travaille dans l’armée depuis onze ans, a raconté au Telegraph comment cette prouesse a pu être réalisée. La clinique lui a prélevé un ovule qu’elle lui a ensuite replacé dans son utérus afin qu’il soit incubé. Après 18 heures, il a finalement été placé dans l’utérus de sa compagne Jasmine Francis-Smith. Pour l’infirmière de 28 ans, qui travaille dans un cabinet dentaire, la grossesse a fonctionné dès le premier essai.

Le quotidien britannique The Independant détaille avec plus de précisions cette technique de fécondation, appelée AneVivo, et qui a été mise au point par la société suisse Anecova. L’ovule, après avoir été prélevé, est placé dans une capsule miniature qui est insérée dans l’utérus. Ce procédé permet ainsi à l’oeuf d’être incubé dans le corps de sa mère plutôt que de manière externe, comme c’est le cas pour une fécondation in vitro.

« Cela nous a rapprochées sur un plan émotionnel »

Source : bfmtv.com

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Commentaire du CPDH

Une aberration pure et simple ! La technique procréative repousse toujours plus loin les limites du possible et de la moralité : une fécondation in vivo dans l’utérus d’une première femme puis une implantation dans le corps d’une seconde. Qu’en est-il de l’intérêt de l’enfant ? Y-a-t-on songé durant ce processus? Nous savons qu’énormément de choses se passent dans la vie intra-utérine de l’enfant à naître, comment peut-on penser que ce traumatisme d’arrachement d’un corps puis d’implantation dans un autre n’ait pas de conséquence sur le bébé ?