Procréation

Trisomie 21 : des chiffres têtus

Trisomie 21 : des chiffres têtus 9 novembre 2020
Trisomie 21 : des chiffres têtus

Alors qu’en Pologne le Tribunal constitutionnel vient de proscrire l’interruption de grossesse en cas de malformation grave du fœtus (cf. Pologne : l’avortement eugénique n’est pas conforme à la constitution), la France amplifie depuis plus de 20 ans sa politique de dépistage prénatal de la trisomie 21. Des chiffres éloquents du dernier rapport médical et scientifique de l’agence de biomédecine[1] illustrent le fait que cette « ‘offre de soin’ conduit à rendre mortelle une pathologie –la trisomie 21- qui ne l’est pas »[2].

En 2018, près de 600 000 femmes enceintes françaises ont réalisé la première étape du dépistage prénatal de la trisomie 21[3]. Soit 85% des femmes enceintes si l’on se rapporte au nombre de naissances. Un dépistage systématisé qui, s’il n’a pas alerté toutes ces femmes l’ayant réalisé, a rendu un résultat « positif »[4], et inquiété près de 90 000 d’entre elles (cf. Le diagnostic prénatal source d’angoisse pour les femmes).

Depuis 2017, un nouveau test intermédiaire est pratiqué : le « DPNI[5] », à partir d’une prise de sang de la mère. En 2018, 75 653 femmes enceintes l’ont réalisé, dont 707 ont reçu à nouveau une mise en garde : leur enfant à naître était potentiellement porteur de trisomie 21. Et donc plus de 70 000 « libérées » de cette traque anxiogène.

Source : genethique.org

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Commentaire du CPDH

Nous vous avons souvent parlé du drame de l’interruption médicale de grossesse en cas de suspicion de Trisomie 21. Voici quelques chiffres qui nous permettent d’objectiver ce phénomène et l’aggravation causée par les tests de dépistage pré-nataux systématiques (en plus du stress accru pour les futures mères).