Procréation

Salon «Désir d’enfant»: «La GPA est devenue le nouvel horizon de la morale progressiste»

Salon «Désir d’enfant»: «La GPA est devenue le nouvel horizon de la morale progressiste» 8 septembre 2020
Salon «Désir d’enfant»: «La GPA est devenue le nouvel horizon de la morale progressiste»

FIGAROVOX/TRIBUNE – Le salon «Désir d’enfant» s’est tenu à Paris les 5 et 6 septembre, centré sur la PMA et le processus de gestation pour autrui (GPA). Selon Damien Le Guay, il est inquiétant que l’État et les mouvements féministes ne s’opposent pas à la tenue d’un salon qui promeut une pratique avilissante pour les femmes et illégale en France.

Un salon vient de se terminer, à Paris, qui vantait «la GPA en toute sécurité» et proposait des services de cliniques spécialisées (aux USA, en Ukraine ou au Canada) pour avoir des enfants à l’étranger et s’offrir les services de «mères porteuses». Location de ventres maternels, choix de femmes pour porter le ventre qui porte l’enfant qui porte un désir d’enfant, achat d’ovules, profil du père (ah zut, je veux dire «donneur»!) et élimination de tous les aléas. Enfant à la carte. «Alors ce sera quoi pour vous?» disent ces vendeurs d’enfants. Il suffit de payer pour éliminer tous les risques et avoir, en temps et en heure, venu d’ailleurs, un enfant selon ses désirs. On en revient au conte de fée: une cigogne ukrainienne, russe ou américaine vous livre par votre cheminée un enfant dans un beau chiffon à carreaux. Aujourd’hui, tout est possible. Tout. Il suffit de payer. Combien? 150 000 dollars pour un ventre américain, 37 000 euros pour un ventre ukrainien. Il suffit de passer commande, de composer son «désir d’enfant», de sélectionner le «bon» ventre, le «bon» matériel génétique, la «bonne» semence.

Ce serait drôle, si ce n’était pas tragique. Les féministes d’ici couvrent de leur autorité ces pratiques régressives d’une mise sous tutelle des ventres fertiles pour porter l’enfant d’un donneur d’ordre et d’un donneur d’argent.

Source : lefigaro.fr

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Commentaire du CPDH

Nous vous avions déjà parlé de la tenu de ce salon scandaleux promouvant la GPA à Paris. Voici une tribune qui nous éclaire sur la “morale progressiste” des deux poids deux mesures : elle oblige d’un côté les femmes riches occidentales à être libérées, notamment de la procréation, et de l’autre asservit des femmes pauvres à l’Est en les obligeant à une procréation sans maternité.