Procréation

PMA, la consécration du marché du corps humain servie par les dérives du droit

PMA, la consécration du marché du corps humain servie par les dérives du droit 14 mai 2020
PMA la consécration du marché du corps humain

Après l’intermède du Covid-19, que deviendra la loi de bioéthique et sa mesure emblématique, la « PMA pour toutes » ? Avec Olivia Sarton, juriste[1] et auteur du livre PMA : ce qu’on ne vous dit pas[2]Gènéthique s’interroge sur les dessous d’une mesure controversée.

Gènéthique : Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

Olivia Sarton : Il m’a paru important d’apporter un éclairage un peu différent dans le débat sur le projet de loi de bioéthique en discussion devant le Parlement depuis juillet 2019, et j’ai cherché à mettre en lumière les faces cachées de ce projet.

Je soutiens la thèse que l’accès à la Procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes ou les femmes seules n’est pas l’enjeu du projet de loi. Le véritable enjeu est la généralisation de la PMA à tous sans condition d’infertilité ou sans nécessité médicale. C’est cette généralisation qui est recherchée à la fois pour les milliards d’euros de profit qu’elle va générer, et pour la réalisation des projets de la technoscience de maîtriser la création et la définition même de l’homme.

Le business que constitue la procréation humaine artificielle n’est pas un secret, et pourtant l’on en parle assez peu, tout comme l’on ne parle pas des défauts majeurs que peut impliquer l’utilisation des techniques de PMA.

G : Curieusement votre livre s’ouvre sur les nouvelles technologies, les NBIC. Quel lien faites-vous avec la Procréation médicalement assistée ?

OS : Par NBIC, on désigne les Nanotechnologies, Biotechnologies, techniques de l’Information et sciences Cognitives.

Les biotechnologies sont, selon la définition de l’OCDE, « les applications de la science et de la technologie à des organismes vivants (…) pour modifier des matériaux vivants ou non-vivants aux fins de la production de connaissances, de biens et de services ».

Au sein des biotechnologies, on trouve la biotechnologie dite rouge ou biotechnologie de la santé. Celle-ci comprend notamment toutes les technologies dédiées à la santé des femmes (la Femtech) et toutes celles dédiées à la reproduction artificielle, qui constitue non seulement un marché en pleine croissance du fait de la hausse de l’infertilité dans le monde, mais également un marché volontairement conçu et développé pour créer la demande. L’objectif de ce marché est à moyen terme, c’est-à-dire dans 20 ou 30 ans, de disqualifier la procréation naturelle au bénéfice de la procréation artificielle.

Source : genethique.org

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