Procréation

Nous glissons progressivement vers l’eugénisme. Qui osera aller à contre-courant ?

Nous glissons progressivement vers l’eugénisme. Qui osera aller à contre-courant ? 23 avril 2021
eugénisme

Nous glissons progressivement vers l’eugénisme. Qui osera aller à contre-courant ? – Il ne faudrait pas que le XXIe siècle soit celui de l’humano-business. Mais y a-t-il encore dans l’avion des gens qui réfléchissent ?

Les OGM (organismes génétiquement modifiés) n’ont pas fini de poser question, mais il est urgent de s’interroger sur les HGM (humains génétiquement modifiés). Certains auteurs prédisent que tous les enfants seront conçus en laboratoire avant le milieu du siècle. On avait pourtant été mis en garde ! Un livre comme Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley décrivait déjà, en 1932, cette société inquiétante, déconnectée de notre nature biologique et profondément inégalitaire, mais très rentable économiquement.

Rappelons-nous. En 1982 naissait Amandine, le premier « bébé-éprouvette » français, après Louise Brown, en 1978, en Angleterre. Depuis lors, la procréation médicalement assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA) et le diagnostic préimplantatoire (DPI) ont fait leur apparition et ont gagné en parts d’estime auprès de la population. Le dépistage avant implantation avait pour objectif d’aider les parents porteurs de maladies génétiques graves à s’assurer de la normalité de leur descendance et donc à éviter les avortements. Mais cette technique a évolué vers un eugénisme qui ne dit pas son nom. Il existe déjà aujourd’hui un marché international de l’enfant et l’on peut faire son choix en fonction du « pedigree » du père ou de la mère des embryons.

Le « père » du bébé Amandine, Jacques Testart, avait commencé, vingt ans plus tôt, par l’insémination de vaches laitières. Il est maintenant de plus en plus inquiet de ces glissements successifs. « Jeune étudiant et chercheur, a-t-il déclaré en 2017, j’étais un scientiste qui croyait que la science pourrait enchanter le monde. Je suis devenu un retraité critique de la science. »

Source : lalibre.be

Découvrir la suite de l’article sur le site d’origine

Commentaire du CPDH

Choisir son enfant comme un bien de consommation, c’est le rêve de certains et le cauchemar des autres. Les pratiques eugéniques se développent sans dire leur nom : petit à petit elles deviennent acceptables aux yeux de la société. D’abord l’avortement, puis les manipulations génétiques, la sélection des caractéristiques avec la GPA… Nous devons veiller aux portes de la cité.