Procréation

Le Sénat rejette de peu l’allongement de 12 à 14 semaines du délai d’IVG pendant l’état d’urgence

Le Sénat rejette de peu l’allongement de 12 à 14 semaines du délai d’IVG pendant l’état d’urgence 28 mai 2020

Les sénateurs ont rejeté à quelques voix près l’allongement de deux semaines du délai d’IVG, mesure limitée à l’état d’urgence plus trois mois. « Une demande des médecins » pour répondre aux « femmes en détresse » selon son auteure, la socialiste Laurence Rossignol. Le gouvernement s’y est opposé, ainsi que la majorité du groupe LR.

A quelques voix près. Le Sénat a rejeté l’allongement de 12 à 14 semaines, uniquement durant la période de l’état d’urgence sanitaire, du délai légal pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse (IVG). L’amendement de la sénatrice PS Laurent Rossignol, qui se bat sur ces sujets depuis longtemps, a été rejeté par 156 voix contre 143 et 37 abstentions. Un vote par scrutin public, qui permet de voter par délégation de vote pour les absents.

Le Sénat avait déjà rejeté cet amendement lors du vote sur l’état d’urgence. Mais il y a quasi-pile un an, le Sénat avait en revanche adopté à deux voix près un amendement similaire de Laurence Rossignol, avant de revenir dessus (lire notre article).

« Répondre à la détresse des femmes »

« C’est un amendement totalement circonscrit sur la période de la crise sanitaire, plus trois mois » après la fin de l’état d’urgence, a défendu la sénatrice PS de l’Oise. Laurence Rossignol précise que « c’est une demande des médecins. N’obligez pas les médecins à se mettre hors la loi pour répondre à la détresse des femmes ».

L’ancienne ministre des Familles et des Droits des femmes ajoute que les violences intrafamiliales pendant le confinement peuvent aussi conduire à des « viols, qui donneront des grossesses non désirées ».

Source : publicsenat.fr

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Commentaire du CPDH

Un épisode de plus dans la saga de l’allongement du délai d’IVG pour cause de crise sanitaire. Après l’extension du délai d’IVG médicamenteuse, Mme Laurence Rossignol, tente à tout prix d’obtenir du Parlement la passage de 12 à 14 semaines du délai légal d’avortement durant l’état d’urgence. Bonne nouvelle, les sénateurs ont résisté à la pression et refusé cet amendement !