Procréation

Le délai de l’IVG médicamenteuse allongé à 9 semaines pendant le confinement

Le délai de l’IVG médicamenteuse allongé à 9 semaines pendant le confinement 15 avril 2020
délai de l’IVG médicamenteuse allongé à 9 semaines

La mesure a été prise afin de limiter les consultations en milieu hospitalier tout en garantissant le droit à l’avortement. Elle est effective dès ce mercredi.

La Haute Autorité de Santé l’avait validé, c’est désormais officiel : l’accès à une interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse à domicile est étendu jusqu’à neuf semaines pendant la crise liée au coronavirus afin de limiter les consultations en milieu hospitalier tout en garantissant le droit à l’avortement, selon un arrêté paru ce mercredi 15 avril au Journal officiel.

« Eu égard à la situation sanitaire […], les interruptions volontaires de grossesse pratiquées par voie médicamenteuse par un médecin ou une sage-femme peuvent être réalisées jusqu’à la fin de la septième semaine de grossesse (ou neuf semaines d’aménorrhée, date des dernières règles), dans le respect du protocole établi par la Haute Autorité de Santé publié sur son site internet », précise cet arrêté du ministre des Solidarités et de la Santé.

Source : nouvelobs.com

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Commentaire du CPDH

Ce que nous redoutions a été entériné par le gouvernement : durant la crise du coronavirus, le délai de l’IVG médicamenteuse est repoussé de 7 à 9 semaines sans accompagnement hospitalier pour garantir le « droit à l’avortement ». Rappelons ici qu’en France, l’IVG est dépénalisée mais ne constitue pas un droit opposable, par contre le risque pour la santé physique et psychologique de ces femmes est bien réel. Prions que la loi soit rétablie à l’issue du confinement.