Procréation

La loi de bioéthique à l’épreuve des tests ADN

La loi de bioéthique à l’épreuve des tests ADN 19 juin 2020
Loi bioéthique et tests adn

De plus en plus de Français désireux de connaître leurs origines ont recours à des tests génétiques, interdits en France hors autorisation d’un juge ou prescription médicale, via des entreprises étrangères. Il est urgent d’encadrer cette pratique.

Tribune. «Dans la vie rien n’est à craindre, tout est à comprendre.» (Marie Curie). Chaque année, 100 000 à 200 000 Français commandent sur Internet un test génétique commercialisé en direct par des sociétés étrangères comme, par exemple, FamilyTreeDNA ou 23andme aux Etats-Unis et MyHeritage en Israël. Ces tests dits d’origine, d’ascendance ou encore généalogiques, permettent à ceux qui le souhaitent de connaître leurs origines géographiques voire régionales. De plus, ils mettent en relation les ADN des personnes ayant une lignée génétique commune si elles ont consenti à ce type de comparaison entre utilisateurs d’un même service.

Ainsi, sans bouger de son salon, un Français conçu par PMA a pu, moyennant 100 euros, retrouver une cousine génétique londonienne qui avait fait le même test que lui dix ans plus tôt. Surprise ! Elle était de la famille de son donneur de sperme (anonyme en France) qu’il recherchait depuis trente-cinq ans. Cette correspondance ADN avec une inconnue couplée à quelques recherches généalogiques lui a permis de retrouver l’homme qui lui a donné la vie puis de le rencontrer (1). A sa suite et grâce à la généalogie génétique, de nombreuses personnes adoptées, conçues par PMA ou nées sous X ont également réussi à retisser le lien rompu jusqu’à leurs géniteurs. Nombreux sont ceux qui ont utilisé ce test à diverses fins, pour vérifier s’il y avait effectivement des origines italiennes dans la famille ou encore résoudre des blocages dans leur arbre généalogique.

Source : liberation.fr

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Commentaire du CPDH

Bien que nous pensons que les tests ADN dits « récréatifs » devraient rester interdits en France, il est évident que ce sont notamment les dispositions actuelles de la loi sur l’anonymat des donneurs de gamètes dans la PMA, qui engendrent des situations de détresse personnelle et le recours à des tests ADN illégaux pour rechercher ses origines, c’est pourquoi le CPDH demande toujours la levée de l’anonymat des donneurs dans la révision de la loi de bioéthique.