Procréation

La famille bousculée par la génétique

La famille bousculée par la génétique 10 février 2020
La famille bousculée par la génétique

Enquête L’irruption des tests génétiques pour prouver la paternité d’un homme, même contre sa volonté, a réactivé le débat, jamais éteint, autour de ce qui fonde la filiation, depuis toujours tiraillée entre biologie et volonté d’être parent.

On l’appelle « la reine des preuves ». Elle ? C’est le test ADN. Au fil des années, la technique a progressivement bousculé les méthodes de résolution des conflits. Pas seulement pour retrouver des meurtriers en fuite mais aussi dans le domaine de la famille. Ainsi est-il devenu l’instrument ultime des juges saisis à la demande d’une femme pour établir la paternité d’un homme qui refuse de reconnaître un enfant. Ou au contraire d’un homme qui souhaiterait prouver qu’il n’est pas le père…

Plus de 25 000 affaires ont ainsi été ordonnées par la justice. « La science a permis d’apporter des nouveaux modes de preuve », détaille ainsi la juriste Laure de Saint-Pern, professeur de droit à l’université de Paris. « Ce mouvement a abouti à dire que la vérité génétique désigne le parent. »

Qui est donc le « vrai père » ? « Le problème survient quand le biologique et le social sont distingués et qu’il faut donner sens à l’un d’entre eux seulement », résumait l’anthropologue Joan Bestard dans un article publié en 2005 sur la parenté (1).

Source : la-croix.com

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