Procréation

IVG: la Commission des affaires sociales valide un allongement du délai légal à 14 semaines

IVG: la Commission des affaires sociales valide un allongement du délai légal à 14 semaines 30 septembre 2020
IVG: la Commission des affaires sociales valide un allongement du délai légal à 14 semaines

Au terme de deux heures de discussion, mais sans réel débat, la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale a adopté ce matin la proposition de loi visant à élargir l’accès à l’IVG en France déposée par la députée Albane Gaillot (EDS)[1]. Sans surprise.

L’article 1 du texte étend le délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse et l’article 2 supprime la clause de conscience spécifique à l’IVG, tout en insistant sur l’obligation de redirection des femmes vers d’autres confrères. La mise en place d’un annuaire recensant les professionnels acceptant de pratiquer des IVG a également été votée par amendement, ainsi que l’extension de la pratique des IVG chirurgicales aux les sages-femmes.

Un vote qui ne s’appuie pas sur des chiffres précis regrette la députée LREM Marie Tamarelle-Verhaeghe : il y aurait entre 3000 et 5000 femmes par an qui iraient avorter à l’étranger, enceintes de plus de 12 semaines. Mais nous ne disposons pas de statistiques indiquant à quel terme elles subissent leur IVG, nous ne savons donc pas dans quelle mesure cette extension de délai réduirait le nombre de françaises avortant à l’étranger.

Source : genethique.org

Découvrir la suite de l’article sur le site d’origine

Commentaire du CPDH

C’est une mauvaise nouvelle à la fois pour les enfants, les femmes et les soignants … L’allongement du délai d’IVG fera courir des risques supplémentaires aux femmes et ne règlera pas la question des grossesses non-désirées. La suppression de la clause de conscience des médecins est une atteinte grave à la liberté de conscience. Nous vous demandons de prier le 8 octobre pour que cette proposition de loi ne soit pas adoptée à l’Assemblée Nationale.