Procréation

Extension de l’IVG. « Pas sûr » que la proposition de loi « aille au bout », prévient Véran

Extension de l’IVG. « Pas sûr » que la proposition de loi « aille au bout », prévient Véran 23 octobre 2020
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Le ministre de la Santé s’est montré prudent concernant l’allongement du délai légal pour effectuer une interruption volontaire de grossesse, ce vendredi 23 octobre à l’Assemblée nationale. Il estime que la proposition de loi pourrait ne pas « aller au bout ».

Il n’est « pas sûr » que la proposition de loi visant à allonger le délai légal pour avorter « aille au bout », a relevé le ministre de la Santé Olivier Véran ce vendredi 23 octobre à l’Assemblée, lors de l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2021.

Le 9 octobre, les députés avaient voté en première lecture un texte pour faire passer le délai légal d’accès à l’interruption volontaire de grossesse de 12 à 14 semaines de grossesse (16 semaines d’aménorrhée). Mais le gouvernement avait fait preuve d’une grande prudence, face à un sujet « sensible » et un débat « prématuré », disait alors Olivier Véran.

Les sages-femmes autorisées à pratiquer des IVG instrumentales

Vendredi, le sujet de l’IVG est revenu dans l’hémicycle durant l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021 (PLFSS).

Les députés ont en effet voté en faveur d’une expérimentation de trois ans autorisant des sages-femmes à pratiquer des IVG instrumentales, au même titre que l’IVG médicamenteuse qu’elles peuvent pratiquer depuis 2016.

Cette mesure faisait déjà partie de la proposition de loi (PPL) de la députée Albane Gaillot (non inscrite) votée le 9 octobre. Mais Olivier Véran a indiqué qu’il n’était « pas sûr » que cette « PPL aille au bout ».

Pour aller « plus vite » concernant les sages-femmes et la possibilité qu’elles pratiquent l’IVG instrumentale, le ministre de la Santé a donc soutenu vendredi les amendements autorisant une expérimentation.

Source : ouest-france.fr

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Commentaire du CPDH

Alors que le gouvernement fait preuve d’une surprenante mauvaise foi sur le projet de loi bioéthique dans son ensemble et la PMA sans père en particulier, sur l’allongement du délai d’IVG de 12 à 14 semaines, il semble lui rester quelques bribes de sagesse !

Serait-ce parce qu’une majorité de médecins n’y sont pas favorables et que le stade de développement fœtal est très différent comme l’a rappelé Israël Nisand ? Et qu’en ce contexte sanitaire mieux vaut éviter de se mettre les médecins à dos (étant donné par ailleurs que nos gouvernants sont censés avoir des priorités plus importantes) ?

Toujours est-il que nous devons continuer à prier pour que cette proposition de loi n’aboutisse pas et qu’une véritable politique de prévention de l’IVG soit votée ! Ce serait bio et éthique !