Procréation

Comment fera-t-on des enfants dans 100 ans ?

Comment fera-t-on des enfants dans 100 ans ? 24 janvier 2019
Comment fera-t-on des enfants dans 100 ans ?

Avec le débat sur la PMA, la définition de la filiation évolue. Avec l’évolution des techniques médicales, enfanter devient à la fois plus simple et plus complexe. Et, peut-être demain, l’utérus artificiel viendra bouleverser notre rapport à la procréation. Alors, comment fera-t-on des bébés dans 100 ans ? Nous avons posé la question à Martine Gross, sociologue ; Michel Cosson, professeur de gynécologie obstétrique ; Monseigneur d’Ornellas, président de la commission bioéthique de la Conférence des évêques de France ; et Marc Roux, président de l’Association française transhumaniste. Oui, ça ne fait pas 3 experts. Mais y’en avait un peu de plus, on vous l’a mis quand même.

1. « Notre société ne permet plus de dérouler des grossesses de façon totalement « naturelle », donc on entre de fait dans une ère de contrôle et de techniques »

Michel Cosson est professeur de gynécologie obstétrique à la faculté de Lille

Pour la gestation, la greffe utérine se développe dans le nord de l’Europe et en Turquie – ce n’est pas encore fait en France – et ouvre des questions éthiques pour savoir à qui on peut prendre un utérus. Des articles sont aussi sortis sur des gestations artificielles : dans des couveuses, on garde les nouveaux-nés (animaux) prématurés branchés dans du sérum, et on a l’impression que ça ouvre la porte à des grossesses qui pourraient être implantées, voir débutées, hors utérus.

Concernant la procréation, il existe des recherches sur des trompes artificielles ou sur des techniques pour les déboucher. La greffe d’ovaires se pratique en France et on peut prélever des morceaux d’ovaires qu’on vitrifie et qu’on peut réimplanter pour les restimuler après une maladie.

Sauf qu’à chaque fois qu’une technique est développée, la société s’en empare pour d’autres raisons. Des femmes qui à 30 ans n’ont pas rencontré quelqu’un doivent-elles pouvoir vitrifier leurs ovocytes ? Cela doit-il être remboursé ? Est-ce moral ? Idem pour la GPA, la césarienne… cela va bien au-delà de la question de l’homoparentalité, cela concerne toute la fertilité en général.

Notre société actuelle ne permet plus de dérouler des grossesses de façon totalement « naturelle » aujourd’hui, donc on entre de fait dans une ère de contrôle et de techniques. Il y a forcément un temps différent entre celui de la recherche et celui des questions qu’elle produit. Ça me semble plutôt sain et normal.

Source : neonmag.fr

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Commentaire du CPDH

Un article de prospective sur l’avenir de la procréation, pour le moins effrayant. Entre utérus et gamètes artificiels, que deviendront ces enfants sans lien biologique de filiation ? Le transhumanisme cherche à détruire la famille et bien plus à annihiler la transcendance , le lien entre nous créatures et notre Créateur. Quel monde voulons-nous pour demain ? Faisons entendre notre voix : je signe la pétition