Procréation

Avortement : polémique idéologique sur les délais en période de Coronavirus

Avortement : polémique idéologique sur les délais en période de Coronavirus 10 avril 2020
Avortement : polémique idéologique sur les délais

Interrogé à plusieurs reprises par la sénatrice Laurence Rossignol (PS – Oise) sur la question de l’accès à l’IVG en période de confinement, le ministre de la Santé, Olivier Véran a parlé d’ « une réduction inquiétante du recours à l’IVG », lors de la séance des questions au gouvernement le 1er avril 2020, sans pour autant s’engager à modifier en urgence les conditions de délais.

Lors de la discussion en séance au Sénat du projet de loi Urgence Covid-19, le 19 mars dernier, la sénatrice Laurence Rossignol avait défendu un amendement prévoyant d’allonger de deux semaines le délai légal pour avoir recours à une IVG, faisant valoir que le confinement risquait d’entraver et retarder les demandes d’avortement. L’amendement avait été rejeté, le Gouvernement, ainsi que la Commission des lois du Sénat, ayant émis des avis défavorables.

Revenant à la charge lors des questions au gouvernement, transformées en question de contrôle durant l’état d’urgence sanitaire, la sénatrice Rossignol s’est appuyée sur une tribune parue dans le Monde la veille, signée par une centaine de professionnels de l’avortement qui revendiquaient des mesures pour faciliter l’IVG :

  • un allongement des délais pour la pratique de l’IVG à domicile de 5 à 7 semaines de grossesse ;
  • la dispense du délai de 48 heures pour les mineures entre la consultation psychologique préalable obligatoire et le consentement écrit pour l’IVG, en proposant que l’avortement soit pratiqué dans la foulée de la première consultation ;
  • un allongement des délais légaux de 12 à 14 semaines de grossesse pour les femmes qui seraient hors délai, du fait de difficultés liées au confinement.

Source : alliancevita.org

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Commentaire du CPDH

Nous avons déjà parlé de ce sujet. Aujourd’hui, sous l’insistance de Mme la Sénatrice Laurence Rossignol, le gouvernement étudie la possibilité de l’allongement du délai d’IVG médicamenteuse et l’abrogation du délai de réflexion pour les mineurs durant la crise sanitaire. Pour le moment, le gouvernement résiste sur l’extension du délai d’IVG chirurgicale et d’IMG, mais nous ne sommes pas à l’abri.