Procréation

Adoption : premier feu vert des députés à une ouverture aux couples non mariés

Adoption : premier feu vert des députés à une ouverture aux couples non mariés 23 novembre 2020
Adoption couples non mariés

Adoption : premier feu vert des députés à une ouverture aux couples non mariés – Ce texte, s’il est adopté, permettrait à des couples pacsés ou concubins d’adopter un enfant.

Les députés ont donné lundi 23 novembre en commission leur feu vert à l’ouverture de l’adoption aux couples pacsés ou concubins, lors de l’examen d’une proposition de loi LREM. Ce texte «visant à réformer l’adoption», porté par Monique Limon et qui sera examiné le 2 décembre dans l’hémicycle de l’Assemblée, entend faciliter et sécuriser les procédures, et aussi renforcer le statut de pupille de l’État.

La commission des Lois de l’Assemblée a adopté lundi son article 2 qui doit permettre de déconnecter l’adoption plénière du statut matrimonial de l’adoptant. Aujourd’hui, le mariage n’est «pas une garantie de stabilité» pour les enfants, a justifié Monique Limon. Actuellement, seul l’un des membres du couple peut adopter l’enfant.

Les députés LR ont dit leur opposition au changement proposé, au nom de «l’intérêt supérieur de l’enfant». «Le mariage est une union stable» et c’est le «cadre le plus protecteur», selon Xavier Breton. Dans un communiqué, l’association La Manif pour tous a dénoncé «une proposition de loi dangereuse examinée de manière précipitée».

Source : lefigaro.fr

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Commentaire du CPDH

Après le mariage pour tous, l’adoption pour les couples homosexuels et la proposition d’ouverture de la PMA sans père, les députés de la majorité veulent maintenant s’attaquer à l’adoption ! Les grands absents de ces débats sont évidemment les droits de l’enfant et son intérêt supérieur. Le mariage constitue toujours aujourd’hui un socle d’épanouissement pour la relation conjugale et une source de sécurité pour l’enfant. Comment deux adultes qui ne s’engagent pas l’un envers l’autre pourraient-ils s’engager vis-à-vis d’un enfant sur le long terme ? Surtout d’un enfant qui porte déjà une histoire de vie chahutée ? Ce sera certainement un nouveau sujet de plaidoyer pour le CPDH dans les mois à venir !