Fin de vie

Saisie de barbituriques, un révélateur des dissensions entre pro-euthanasie

Saisie de barbituriques, un révélateur des dissensions entre pro-euthanasie 3 décembre 2019
Saisie de barbituriques, un révélateur des dissensions entre pro-euthanasie

Des perquisitions menées mi-octobre ont permis de saisir plus de 130 flacons de pentobarbital, chez des personnes, pour la plupart âgées, comptant utiliser ce produit létal pour mettre fin à leurs jours. Une affaire qui remet au jour les différences d’approches au sein des mouvements favorables à l’euthanasie.

L’opération était minutieusement préparée depuis plusieurs semaines. Au petit matin du 15 octobre, une centaine de personnes, dans toute la France, ont vu frapper à leur porte policiers et gendarmes. But de ces perquisitions, qui ont mobilisé 300 forces de l’ordre ? La saisie de 134 flacons de pentobarbital, un produit vétérinaire classé parmi les barbituriques dont l’ingestion peut provoquer la mort. Au centre de l’attention des gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et la santé publique (Oclaesp), une association, « Ultime liberté », dont les locaux ont été perquisitionnés pendant huit heures.

« C’est une grosse opération liée au débat sur l’euthanasie, confirme une source policière. Nous avons agi rapidement car notre priorité était de récupérer des produits. Mais sur le fond, l’enquête est loin d’être terminée. » Les investigations devraient encore s’étendre sur « plusieurs mois ». À l’origine de cette opération : un signalement des autorités américaines, après une perquisition similaire menée chez un marchand en ligne, qui expédiait du Nembutal (nom commercial du pentobarbital) en le déclarant comme un produit cosmétique.

Source : la-croix.com

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