Fin de vie

Euthanasie : la revendication de sénateurs en temps de crise sanitaire

Euthanasie : la revendication de sénateurs en temps de crise sanitaire 1 décembre 2020
Euthanasie

Euthanasie : la revendication de sénateurs en temps de crise sanitaire – Le 17 novembre, la Présidence du Sénat enregistrait une proposition de loi visant établir « le droit à mourir dans la dignité ». Déposée à l’initiative de la sénatrice de Paris membre du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain, Marie-Pierre de La Gontrie, la proposition signée de 49 sénateurs[1] paraît incongrue en un temps où tout semble sacrifié, dans un contexte de pandémie, à la préservation de la vie (cf. « Faire de la santé la valeur suprême, c’est du nihilisme sanitaire »). Pourtant, c’est en référence à ce contexte, invoqué dans l’exposé des motifs, qu’elle semble avoir été suggérée : « Comme nous le rappelle régulièrement l’actualité, nombreuses sont les personnes qui décèdent encore à l’hôpital dans des conditions souvent très éloignées de ce qu’elles avaient espérées ».

Partant du constat que « l’accès aux soins palliatifs reste également imparfait » (cf. Soins palliatifs en France : encore de grandes disparités entre les régions), la proposition de loi est motivée par le « souhait partagé par la quasi-totalité » des Français de « bénéficier d’une fin de vie apaisée et digne ». Mais cette fin de vie apaisée, ce désir légitime, implique-t-il dans l’esprit des Français une mort provoquée ?

Si la Sénatrice affiche une préoccupation pour l’accès aux soins palliatifs qu’elle ambitionne de rendre « universel » dans son article 9, il est regrettable qu’elle estime que la seule réponse urgente à ce désir prenne la forme d’une euthanasie.

Avortement, euthanasie : des arguments interchangeables ?

« Dans l’état du droit actuel, de nombreuses personnes sont amenées à partir à l’étranger, quand elles en ont les moyens, pour y terminer leur vie conformément à leurs souhaits. » Une situation qui conduirait « à des inégalités considérables face à la fin de vie », selon ces sénateurs. Autre sujet, mêmes arguments. C’est en effet l’« obligation » de se rendre à l’étranger qui est régulièrement brandie pour justifier l’allongement du délai autorisé pour recourir à l’avortement (cf. IVG: la Commission des affaires sociales valide un allongement du délai légal à 14 semaines).

Source : genethique.org

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