Début de vie

Bébé parfait, eugénisme, transhumanisme : l’enchaînement

Bébé parfait, eugénisme, transhumanisme : l’enchaînement 25 novembre 2019
BÉBÉ PARFAIT, EUGÉNISME, TRANSHUMANISME : L’ENCHAINEMENT

Alors que le Sénat auditionne les experts des sujets bioéthiques, la tentation de fabriquer des bébés parfaits, sur mesure, au mieux inquiète. Décryptage Généthique.

La quête du bébé parfait commence avec le diagnostic prénatal et le dépistage quasiment systématique des fœtus porteurs de trisomie 21. S’ils sont dépistés, ce n’est pas pour être soignés : dans 96% des cas, quand le test est positif, la femme choisit l’avortement. Au fur et à mesure, ce qui se dessine, c’est une plus grande difficulté à accepter la différence, le handicap et même la maladie ou l’imperfection. Non seulement à les accepter, mais même à les tolérer. A combien de femmes qui ont choisi de mettre au monde leur bébé porteur de trisomie 21 n’a-t-on pas dit dans des situations tellement banales, payer à la caisse d’un supermarché par exemple : « Vous ne saviez pas ? ». Sous-entendu, parce que si vous aviez su…

La Santé est un état complet de bien-être ?

En préambule de sa constitution, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) donne une définition de la santé : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». La santé a donc cessé d’être un état objectif. Elle s’apparente davantage à un ressenti, une évaluation toute subjective et personnelle. Aussi, tout ce qui va entraver cet état de « complet bien-être » sera débusqué, traqué. Et si le fait de ne pas courir assez vite était cause de mauvaise santé, faudrait-il augmenter nos capacités ?

La technique, si elle a permis de magnifiques avancées dans le domaine de la santé, a aussi son revers et la recherche du bébé parfait n’est déjà plus une simple hypothèse. Même en France. En juillet dernier, le Figaro publiait un article dans lequel il expliquait qu’à Nicosie, dans le Nord de Chypre, de plus en plus de couples français ont recours à des procréations médicalement assistées (PMA) dans le but de choisir le sexe de leur enfant. Ces pratiques sont totalement interdites en Europe. Le diagnostic pré-implantatoire (DPI), qui permet de faire ce choix sur le sexe, est disponible pour 7 400 euros. 5000 couples se rendent dans les 16 cliniques de la région chaque année pour choisir le sexe de leur futur bébé, recevoir un don d’ovocytes ou recourir à d’une mère porteuse. Un marché qui affiche une croissance annuelle de 30 %.

Source : genethique.org

Découvrir la suite de l’article sur le site d’origine

Commentaire du CPDH

Un article très intéressant sur les risques eugénistes des diagnostics pré-nataux et pré-implantatoires (DPI) ainsi que la recherche de l’enfant parfait par notre société. L’idéologie transhumaniste imprègne déjà le projet de loi bioéthique, et induira à terme une intolérance à toutes les formes de différences, c’est pour cela que nous devons veiller et demander son retrait.