Biotechnologies

Mini-cerveaux cultivés en laboratoire : un problème de conscience ?

Mini-cerveaux cultivés en laboratoire : un problème de conscience ? 2 novembre 2020
Mini-cerveaux cultivés en laboratoire : un problème de conscience ?

Afin d’étudier le cerveau humain, le Dr Alysson Muotri, neurobiologiste de l’université de Californie, San Diego (UCSD), cultive dans des boîtes de Pétri « des centaines de cerveaux humains miniatures, de la taille de graines de sésame ». Des organoïdes développés à partir de cellules souches qui produisent une activité électrique et utilisés connectés « à des robots marcheurs », génétiquement modifiés, ou servant de modèles « pour développer des systèmes d’intelligence artificielle plus proches de l’homme ». Ainsi, grâce au financement de Microsoft, le mathématicien Gabriel Silva de l’UCSD étudie l’activité neuronale générée par ces organoïdes pour « mettre au point un algorithme qui décrit comment le cerveau génère la conscience ». Ou encore, plus récemment, ces mini-cerveaux ont été mis en œuvre pour tester l’efficacité de traitements contre la Covid-19. Mais afin d’étudier l’autisme ou la schizophrénie, « impossibles à étudier en détail sur des modèles souris », les scientifiques « pourraient avoir besoin de créer délibérément une conscience ».

Pas d’unanimité autour de la définition de la conscience

Cependant il n’existe pas de consensus de la communauté scientifique autour de la définition de la conscience (cf. Conscience minimale : de nouveaux résultats pour évaluer l’activité cérébrale, et l’améliorer). Produit « de la densité des réseaux neuronaux connectés dans le cerveau » pour les uns, d’autres l’évaluent nécessairement à partir d’« une entrée sensorielle ou de schémas électriques coordonnés dans plusieurs régions du cerveau ».

Source : genethique.org

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