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«Intelligence artificielle : un bon serviteur et un mauvais maitre»

«Intelligence artificielle : un bon serviteur et un mauvais maitre» 1 décembre 2020
Intelligence artificielle

«Intelligence artificielle: un bon serviteur et un mauvais maitre» –  Il faut à la fois éviter de tomber dans le piège de la diabolisation et de celui de l’optimisme technologique irraisonné sur la question de l’intelligence artificielle, analyse Philippe Lecigne. Selon lui, l’utilisation de cette technologie par la Chine pour son système de Crédit Social ou encore par les États-unis avec sa «police prédictive» créent des écueils éthiques à ne pas reproduire en Europe.

Depuis quelques années, les derniers développements de l’informatique, qualifiés de manière un peu arbitraire «intelligence artificielle», semblent couronner une évolution vers un monde où l’homme serait cantonné à l’état de spectateur, voire de protagoniste inutile. Ils ravivent les craintes exprimées par Georges Bernanos en 1947 dans son essai sur La France contre les robots ou par Stanley Kubrick (2001: L’odyssée de l’espace) vingt ans plus tard.

Le discours sur l’Intelligence Artificielle n’est-il pas surfait? S’agit-il d’une véritable intelligence et est-elle en mesure de surpasser un jour l’intelligence humaine?

Pour éviter de tomber dans le piège de la diabolisation, ou à l’inverse de l’optimisme technologique irraisonné, la première chose à faire est de bien comprendre de quoi nous parlons, et de faire la part entre ce qui aujourd’hui est avéré et ce qui relève de la pure spéculation. Le terme Intelligence Artificielle, qui remonte aux années cinquante recouvre en effet des notions, et des enjeux, fort différents.

L’IA traditionnelle ou symboliste – ce que les informaticiens appellent les «systèmes experts» – repose sur un ensemble de règles et débouche sur des solutions claires: à partir du montant de vos revenus mensuels, du prix du bien immobilier que vous souhaitez acquérir et de votre apport personnel, la banque peut calculer le montant de votre prêt, sa durée et le montant de remboursements que vous devrez effectuer.

Source : lefigaro.fr

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Commentaire du CPDH

Un article très intéressant sur les opportunités et les risques de l’IA. Philippe Lecigne explique que certaines techniques d’IA apportent de véritables solutions à nos problématiques mais qu’en même temps, d’autres peuvent être utilisées à mauvais escient. C’est bien toujours l’Homme derrière la machine qui doit répondre aux questionnements éthiques, notamment ceux de la conception de l’IA, de sa finalité et du respect des libertés fondamentales.