Société

Violence envers les enfants : le Défenseur des droits alerte les institutions

Violence envers les enfants : le Défenseur des droits alerte les institutions 18 novembre 2019
Violence envers les enfants : le Défenseur des droits alerte les institutions

Dans son rapport annuel remis le 18 novembre, Jacques Toubon souligne combien la Convention internationale des droits de l’enfant peine à être respectée en France. En raison, notamment, des insuffisances des institutions.

Le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide) était signée en grande pompe à l’ONU par 195 États. Seuls les États-Unis et la Somalie ont alors boudé ce rendez-vous. En France, un vent d’euphorie a alors soufflé. « On a pensé que ce texte allait tout changer, explique ainsi Françoise Dekeuwer-Défossez, professeure émérite de droit. Pour la première fois, les enfants devenaient sujets de droits directs et contraignants, comme celui à l’identité, au logement, la liberté d’expression ou d’association. »

Trente ans plus tard, le bilan qu’en dresse le Défenseur des droits, Jacques Toubon, est plus nuancé. Il rend ce lundi 18 novembre un rapport annuel consacré au thème « Enfance et violence : la part des institutions publiques. » Son rapport annuel, consacré à la part des institutions publiques face aux enfants victimes de violence, laisse apparaître que les violences sur les enfants existent toujours en France, notamment au sein des institutions chargées d’accueillir les mineurs : l’école, l’Aide sociale à l’enfance ou les foyers pour les jeunes handicapés. Il fixe ensuite trois axes de travail pour y remédier.

Source : la-croix.com

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Commentaire du CPDH

Mercredi, nous fêtions le 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant. Pourtant, les enfants ne sont pas tous à la fête dans notre pays… Le rapport du Défenseur des droits est par moment accablant pour les institutions françaises. Le CPDH était également présent à l’UNESCO pour cet anniversaire où d’autres constats ont été faits : défauts de protection de l’enfance, difficultés d’accès à l’éducation, pédo-criminalité, précarité, etc. Mais lors de cet anniversaire, le président Macron s’est engagé à lutter pour une meilleure protection des mineurs contre la pornographie. C’est une très bonne décision et nous soutiendrons le gouvernement dans sa mise en oeuvre.

Nous devons combattre ensemble pour que les droits de l’enfant soient respectés et que « l’intérêt supérieur des enfants » soit bien pris en compte dans les décisions qui les concernent, notamment le droit de connaître, dans la mesure du possible, son père et sa mère.