Société

«Il faut reconnaître la liberté de conscience dans les cas de PMA sans père»

«Il faut reconnaître la liberté de conscience dans les cas de PMA sans père» 17 janvier 2020

FIGAROVOX/TRIBUNE – L’avocat Geoffroy de Vries et le juriste Guillaume Drago demandent une clause de conscience dans le projet de loi Bioéthique, au nom des libertés fondamentales défendues par la Constitution.

Geoffroy de Vries est avocat au Barreau de Paris et délégué général de l’Institut Famille & République. Guillaume Drago est professeur agrégé des Facultés de droit et président de l’Institut Famille & République


Auditionnés le 10 décembre dernier au Sénat par la Commission spéciale sur le projet de loi Bioéthique, les dirigeants de l’Institut Famille & République plaident pour la reconnaissance de la liberté de conscience en matière de «PMA sans père».

Notre République est fondée sur des principes constitutionnels qui engagent notre vie et nos valeurs communes ; parmi ces principes, des libertés fondamentales telles que les libertés de pensée et d’opinion qui sont les gages de la Liberté dans une société démocratique.

Les libertés de pensée et d’opinion en postulent d’autres: liberté d’expression, liberté de la presse et des médias, enfin liberté de conscience qui permet de ne pas agir contre ses convictions intimes et fondamentales.

La liberté de conscience est la «petite sœur» de la liberté de pensée

La liberté de conscience est en quelque sorte la «petite sœur» de la liberté de pensée. Elle est moins connue et sans doute plus timide: elle peine souvent à s’exprimer… Elle a pourtant toute sa place dans la grande famille des libertés fondamentales.

Cette liberté de conscience comporte un aspect personnel marqué : l’objection de conscience.

Source : lefigaro.fr

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Commentaire du CPDH

Deux avocats du collectif Marchons Enfants prennent ici la parole pour demander une clause de conscience dans le projet de loi bioéthique. C’est aussi ce que demande le CPDH pour tous les médecins, notaires, maires et employés qui seraient associés à des déclarations ou des pratiques que leur conscience ne saurait accepter. La liberté de conscience est un droit fondamental qui distingue une démocratie d’une tyrannie.