Société

Bioéthique : c’est la sexualité qui fait la politique

Bioéthique : c’est la sexualité qui fait la politique 7 février 2021
Bioéthique

Bioéthique : c’est la sexualité qui fait la politique- Le progressisme à l’œuvre dans le projet de loi de bioéthique, que le gouvernement veut faire adopter avant l’été, vise la déconstruction des repères élémentaires. Sa thèse est simple : tout est un construit social et tout peut donc être déconstruit. Il ne cherche pas à améliorer et réformer le monde, mais à le transformer, dénonce Laurence Trochu, présidente du mouvement conservateur Sens Commun, membre du bureau politique LR et conseillère départementale des Yvelines. Tribune.

« C’est la sexualité qui fait la politique » : telle était la conviction du Docteur Pierre Simon, fondateur du Planning familial, dans son ouvrage de 1979 De la vie avant toute chose. Une conviction nourrie par la lecture de Michel Foucault pour lequel c’est la vie plutôt que le droit qui a servi de moteur aux revendications sociales dont le sexe a été un des motifs majeurs. Une conviction qui l’a conduit à embrasser la médecine « un des moyens de soulever le monde, d’ébranler le vieil ordre » et dont la gynécologie est « le meilleur des leviers ». Plus de 30 ans après les batailles qui furent les siennes, nous voyons bien que les discussions qui s’ouvrent cette semaine au Sénat sur le Projet de loi bioéthique relèvent d’un combat qui n’est pas seulement technique mais philosophique. La biopolitique foucaldienne est à son apogée : elle vient consacrer l’invasion du politique dans la gestion des corps. Se révèle dans ces débats le choc de deux visions du monde et de l’homme qui aboutissent à des choix politiques irréconciliables. Quelle conception de l’homme et de la société les sous-tend et inspire les votes ?

L’industrialisation du matériau humain

Ce n’est pas seulement l’intersection entre l’éthique et le politique qui est en jeu ; on saisit très bien aussi l’intrusion de l’économie. Elle s’immisce ici en tolérant la réification des corps dans une logique marchande. L’inévitable pénurie de gamètes qui suivra la PMA sans père renforcera l’ignoble business de la procréation qui prospère déjà au mépris de la loi en vigueur. Dans une économie mondialisée, on trouve en un clic sur internet des banques de sperme qui vous invitent à créer un compte en tant que « client privé » pour sélectionner les caractéristiques du donneur selon les critères que vous voulez retrouver dans les traits de votre bébé sur mesure. Et le panier dans lequel vous mettez votre « produit » n’est rien d’autre qu’une poussette ! 

Source : valeursactuelles.com

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Commentaire du CPDH

Un article intéressant qui analyse l’idéologie progressiste à l’œuvre derrière le projet de loi bioéthique. A travers une approche déconstructiviste de la société, le Progrès est promu par les médias et les politiques pour imposer aux citoyens des choix bioéthiques transgressifs sans qu’ils ne s’en rendent vraiment compte. La marchandisation de l’être humain n’est pas un phénomène nouveau, mais serons-nous les derniers remparts contre cette folie ?