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Prostitution

Prostitution

vendredi, 19 juillet 2019 00:00

PRÉVENIR LES CONDUITES À RISQUE DE TRAITE

La prévention auprès des jeunes joue un rôle déterminant dans la lutte contre la traite à des fins d’exploitation sexuelle. Elle permet aux mineurs de se préserver des risques en connaissance de cause. Mais la sensibilisation en milieu scolaire se heurte aux a priori des parents et enseignants, alors qu'elle concerne les programmes de l’Education Nationale. Aujourd’hui, les mentalités évoluent et le contexte semble plus propice à ces actions de prévention.

Nicolas Bezin : Qu'est-ce qui lie exploitation sexuelle et traite en ce qui concerne les enfants ?
Arthur Melon : Pour qualifier l’infraction de traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, le droit nécessite de prouver l’existence de moyen de coercition exercé à l’encontre des victimes. Dès lors, les infractions de proxénétisme peuvent être qualifiées de traite. Toutefois, s’agissant des victimes mineures, pour qualifier la traite, il n’est pas nécessaire de prouver l’existence de moyen de coercition. En conséquence, légalement, tout mineur (0-18 ans) victime de proxénétisme peut être automatiquement considéré comme victime de traite des êtres humains.

N. B. : Pourquoi mettez-vous l’accent sur la prévention pour lutter contre l’exploitation sexuelle ? 
A. M. : Nous nous sommes rendu compte que lorsqu’un adolescent tombe dans l’exploitation sexuelle, il est très difficile de le convaincre de s’en extraire. Nous considérons donc qu’il est alors bien tard pour agir, et qu’il vaudrait mieux intervenir en amont. Nous constatons également que beaucoup de jeunes qui adoptent des conduites à risque d’exploitation sexuelle, ont subi auparavant des traumatismes d’ordres sexuel ou sentimental qui auraient certainement pu être évités s’il y avait eu des actions de prévention auprès de ces jeunes. Pour nous, les conduites à risque ne sont que les symptômes d’un mal plus profond. Dans ce cas, la prévention permet de limiter les risques en amont, en s’attaquant aux causes qui mènent à l’exploitation.

  Source: contrelatraite.org

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On estime qu’environ 62 % de la prostitution passe par Internet pour mettre en relation les personnes en situation de prostitution, ou leurs proxénètes, avec les clients. La particularité de cette forme de traite est que la phase d’exploitation est visible sur Internet. Le commun des mortels peut accéder aux annonces d’offre de prostitution depuis son ordinateur personnel en quelques clics.

Banalisation de la prostitution et marchandisation des corps

Internet, un moyen rapide et accessible pour acheter et vendre des corps humains 
La distance et la virtualité d’internet par rapport à la prostitution de rue participe à la banalisation du phénomène. Être « Escort » sur Internet peut sembler être un moyen discret et accessible de gagner de l’argent facilement pour des jeunes filles vulnérables et des proxénètes à la recherche de « proies ». En réalité, cette forme de prostitution donne lieu à de vraies passes, tout aussi traumatisantes que la prostitution de rue. Cette forme de banalisation est vraie aussi pour les acheteurs. Internet permet de franchir le pas de l’achat d’acte sexuel en toute simplicité et discrétion.

  Source: www.contrelatraite.org

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Aujourd’hui, la grande majorité de l’activité prostitutionnelle a lieu dans des chambres d’hôtel ou des appartements privés suite à la consultation d’annonces sur Internet. Les hôtels concernés appartiennent généralement à des chaines et proposent des chambres à bas prix. La prostitution s’y déroule à un rythme effréné, les victimes pouvant avoir souvent une dizaine de clients par jour. Les hôteliers sont donc en première ligne face à la traite à des fins d’exploitation sexuelle.

La traite à des fins d’exploitation de la prostitution dans des hôtels aujourd’hui

La mobilité des réseaux

Les réseaux de prostitution sont très petits et extrêmement mobiles. Ils restent rarement plus d’une semaine dans le même hôtel et se déplacent d’un département à l’autre, ce qui rend leur traçabilité et les enquêtes compliquées. 

La réservation des chambres

En général, les chambres sont réservées au nom du proxénète, personne majeur du groupe d’exploiteur. Pour brouiller un peu les pistes, ce dernier utilise parfois d’autres identités, comme celles de membres de sa famille.

Les guichets automatiques

Les hôtels moyens et bas de gamme ont de plus en plus recours aux guichets de réception automatique qui délivrent les clefs sur présentation d’une carte de crédit ou d’un numéro de réservation sans aucune vérification de l’identité de la personne. A aucun moment le client n’est confronté à un réceptionniste. Ce qui favorise la discrétion des proxénètes et de l’activité prostitutionnelle.

Des hôteliers parfois complices de la traite dans leur établissement

L’activité prostitutionnelle est plus ou moins discrète et les allers et venues des clients peuvent être remarquées. Il arrive parfois que certains réceptionnistes perçoivent une partie des bénéfices de l’activité prostitutionnelle. Ils font alors en sorte de faciliter le passage aux clients, de ne jamais s’interposer et de fermer les yeux sur la circulation des personnes.

  Source: contrelatraite.org

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vendredi, 17 mai 2019 00:00

Maria

Maria, 42 ans, vit à Fort-de-France, en Martinique, depuis 14 ans. Elle est Dominicaine. À l’âge de 16 ans et pendant plusieurs années, elle a été victime d’un réseau de prostitution.

" Les trois premiers jours, après que nous nous sommes rendu compte qu'on nous avait trompées, nous avons refusé de descendre dans le night club. Pour nous convaincre, ils ont frappé des filles. "

" Une dame de Saint-Domingue cherchait des jeunes filles. Elle m'a dit que c'était pour aller travailler à l'usine au Venezuela. Je ne vivais pas dans la misère, je ne mourrais pas de faim, mais j'avais 16 ans et l’envie de découvrir le monde.
Nous étions un groupe de neuf jeunes filles. En fait, nous avons atterri au Suriname et avons été conduites dans une boîte de nuit pour y être prostituées.
Les trois premiers jours, après que nous nous sommes rendues compte qu'on nous avait trompées, nous avons refusé de descendre dans le night club. Pour nous convaincre, ils ont frappé des filles."

BLOQUÉE

" Quand, deux jours par semaine, ils nous laissaient sortir pour acheter du linge ou des produits pour le corps, ils nous suivaient. Nous étions bloquées ici. On nous avait pris nos passeports. Et nous devions rembourser nos billets d'avion. "

  Source: www.contrelatraite.org

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La prostitution adolescente s’amplifie considérablement ces dernières années. Des professionnels du monde judiciaire et des associations déplorent une banalisation et un "phénomène Zahia".

Julia le faisait pour mettre de l’argent de côté "pour plus tard après l’école", Pauline est tombée dedans parce "que tout le monde le fait". Deux victimes parmi beaucoup d’autres d’une nouvelleprostitution adolescente qui s’amplifie considérablement en région parisienne.

 "100 euros l’heure, 50 la demi-heure"

 À 17 ans, Julia (tous les prénoms sont modifiés) se prostituait les week-ends, pendant les vacances scolaires, le mercredi après-midi quand elle n’avait pas cours. Comme souvent dans ces affaires, elle est tombée amoureuse d’un garçon qui lui a vite proposé de devenir "escort".Il trouvera les clients, fixera les tarifs –100 euros l’heure, 50 la demi-heure– et ils partageront les gains. Comme souvent aussi, elle n’en a guère vu la couleur.

Pourquoi accepter?? Comment se retrouve-t-on à enchaînercinq clients le samedi après-midi?? "J’ai du mal à répondre", dira la lycéenne aux enquêteurs après l’interpellation du couple. "Parfois ça se passe bien, parfois je pense qu’au temps qui passe et à l’argent que je me fais".

  Source: www.sudouest.fr

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mercredi, 06 février 2019 00:00

La prostitution des mineurs s’intensifie

L’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) note depuis 2014 une forte hausse de la prostitution chez les mineurs.

Ce problème est particulièrement présent dans certaines cités françaises.En 2017, 193 victimesont été recensées et plus de la moitié avait moins de 18 ans comme le révèle Le Figaro qui s’est intéressé au phénomène. Toujours dans le même article, l’ORCTEH explique que les victimes sont souvent des filles désocialisées, parfois en rupture familiale, ou qui vivent en foyer.Par ailleurs,les proxénètes sont parfois très jeunes(et quelquefois eux-mêmes mineurs)et connaissent personnellement leurs proies.

  Source: www.mouv.fr

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