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lundi, 23 avril 2018 00:00

« Manif pour tous », le regret d’un débat tronqué

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Alors qu’ils sont descendus dans la rue en 2013, beaucoup d’anciens manifestants estiment que leur mobilisation n’aura pas été vaine, même s’ils regrettent qu’un malentendu durable se soit installé avec les personnes homosexuelles.

Ils ont roulé leurs drapeaux, rangé leurs tee-shirts et tiré leur bilan. Cinq ans après l’adoption de la loi Taubira, les catholiques qui ont défilé dans les rangs de la « manif pour tous » ne regrettent pas d’avoir battu le pavé. Pourtant, depuis lors, les relations avec les personnes homosexuelles n’en sont pas sorties indemnes.

Ainsi, Bénédicte, 35 ans, constate que le conflit a laissé des traces profondes auprès de ses amis homosexuels croyants« qui, depuis, ne mettent plus les pieds à l’église ». Cela est notamment le cas du parrain d’un de ses trois enfants. Elle estime qu’à l’époque des excès ont eu lieu dans les deux camps.« Notre ami a été très blessé de certains propos tenus. Il s’est senti exclu de l’Église. »Bénédicte aurait donc aimé plus de dialogue et de respect.

Cette catholique pratiquante avoue avoir eu l’impression parfois d’être obligée de choisir son camp.« Parce que j’étais catho, j’étais censée aller forcément à la manif. Du coup, d’un côté, on me donnait des prospectus pour que je les distribue, ce que je n’avais pas envie de faire. De l’autre, certains amis de nos amis homosexuels refusaient de nous voir. C’était un moment très délicat et, sur le fond du sujet, le dialogue n’a pas eu lieu. »

« Le mariage homosexuel n’était pas du tout l’enjeu de notre combat »

Pierre, 56 ans, grand-père de cinq petits-enfants, a lui aussi le sentiment que le débat a été escamoté.« À l’époque, on a beaucoup parlé du mariage homosexuel, mais ce n’était pas du tout cela l’enjeu de notre combat. Tout s’est polarisé autour de ce mot, mais en fait nous nous sommes mobilisés pour l’enfant, pour que la famille reste l’axe central de la société française »,estime-t-il.

Selon lui,« il ne s’agissait pas du tout de juger d’une orientation sexuelle, ce qui est un sujet complètement humain sur lequel l’Église n’a pas son mot à dire, de la même façon que moi je n’ai pas à connaître la sexualité des autres fidèles. Cependant, l’Église était pleinement dans son rôle quand elle a pris des positions éthiques sur la filiation, la PMA ou la GPA »,explique Pierre qui est désormais engagé au sein du mouvement Sens commun afin de poursuivre la défense des« valeurs »issues du catholicisme.

  Source: la-croix.com

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