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jeudi, 07 décembre 2017 00:00

Le genre de Dieu

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Pourquoi ne pas imaginer une théologie féministe qui consisterait à traquer ce qui, dans la masculinisation de Dieu, revient à une divinisation du masculin ?

L’Eglise évangélique et luthérienne suédoise (majoritaire dans le pays) a décidé d’encourager ses fidèles à éviter l’emploi des termes «Seigneur» ou «Il» au profit du mot «Dieu». S’il ne s’agit pas, comme on l’a dit, de substituer le neutre au masculin, une brèche est toutefois ouverte qui rend possible une sorte de liturgie inclusive. A la place du traditionnel, et très genré, «Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit», les membres de cette église auront désormais la possibilité de dire «Au nom de Dieu, le trinitaire.»

Dans les trois monothéismes, l’usage du mot «Dieu» est soumis à des règles extrêmement contraignantes. Deux des commandements adressés à Moïse vont dans le sens d’une neutralisation du genre : celui qui porte sur l’interdit des images («Tu ne feras aucune idole») et celui qui impose de ne pas utiliser le mot «Dieu» à tort et à travers («Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal»). A l’origine, ces commandements n’avaient pas pour but d’éviter la masculinisation de Dieu. Il s’agissait, plus généralement, de s’opposer à la tendance propre au paganisme de voir des dieux partout et de leur donner forme humaine. S’il est le «Très haut», Dieu n’est pas une figure de l’humain amélioré. Ce n’est ni l’homme ni la femme en plus grand. Il désigne une transcendance qu’il est blasphématoire de concevoir de manière anthropomorphe.

  Source: liberation.fr

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