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mardi, 06 novembre 2018 00:00

« L'euthanasie n'est pas une solution aux souffrances »

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Vingt-trois médecins, membres du groupe Grain de Sel, alertent sur les dangers que représenterait une légalisation de l'euthanasie en France, entre déshumanisation du patient et appauvrissement des relations inter-personnelles.

Devant la perspective de la maladie grave, nous sommes tous habités par des peurs -chacun avec notre histoire- de la souffrance et de la mort. Ces craintes suscitent un débat récurrent au sein de notre socie?te? centre?e sur l'individu. Nous, médecins, proposons ici questions et réflexions.

Les revendications d'euthanasie proviennent pour l'essentiel de personnes en bonne sante? ou de certains patients en période d'annonce ou d'aggravation d'une maladie. Ils réagissent ainsi aux craintes suscitées par les représentations de la maladie. Les patients qui formulent une demande de mort ne la souhaitent généralement plus quand ils sont correctement soulage?s et accompagne?s. Ceux qui persistent dans leur demande sont le plus souvent habité?s par le de?sir ambivalent de «vivre encore un peu», mais autrement (avec moins d'obstination me?dicale parfois...). Les demandes peuvent aussi e?merger des familles, signes de leur propre de?sarroi et ve?cu d'impuissance.

Nous, professionnels, sommes témoins des belles choses qui peuvent se vivre dans les derniers moments, même s'ils sont difficiles.

Pourtant nous, professionnels, sommes te?moins des belles choses qui peuvent se vivre dans les derniers moments, meme s'ils sont difficiles, tant à domicile qu'à l'hôpital: pacification de liens familiaux, partage de souvenirs, désir de transmission, mots d'amour, restauration de liens sociaux perdus. Ils favorisent la continuité de la mémoire de la personne décédée et contribuent à la prévention de deuils pathologiques Supprimer ces moments serait prendre un risque socie?tal, vers un appauvrissement des relations et une plus grande solitude.

Devant la crainte de souffrir avant de mourir, beaucoup demandent un «droit à la mort» au nom du respect de l'autode?termination. Mais nos de?cisions n'engagent-elles vraiment que nous ? Quelles questions posent ce type de demandes ? La re?alite? n'est-elle pas plus complexe et nuance?e ?

  Source: lefigaro.fr

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