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Fin de vie

Fin de vie

vendredi, 12 juillet 2019 00:00

MORT DE VINCENT LAMBERT : PARMI LES RÉACTIONS

Vincent Lambert est décédé hier à 8h24.« Avec Vincent Lambert est mort notre respect des plus faibles »,explique Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le Droit et la Justice.

Dans une tribune publiée dans Le Monde, l’écrivain Michel Houellebecq rappelle que« Vincent Lambert n’était nullement en proie à des souffrances insoutenables, il n’était en proie à aucune souffrance du tout. Il n’était même pas en fin de vie. Il vivait dans un état mental particulier, dont le plus honnête serait de dire qu’on ne connaît à peu près rien ». Il ajoute :« Dans ces conditions, fallait-il tuer Vincent Lambert ? Et pourquoi lui, plutôt que les quelques milliers de personnes qui à l’heure actuelle, en France, partagent son état ? Il m’est difficile de me défaire de l’impression gênante que Vincent Lambert est mort d’une médiatisation excessive, d’être malgré lui devenu un symbole ; qu’il s’agissait, pour la ministre de la santé « et des solidarités », de faire un exemple. D’« ouvrir une brèche », de « faire évoluer les mentalités ». C’est fait. Une brèche a été ouverte, en tout cas. Pour les mentalités, j’ai des doutes. Personne n’a envie de mourir, personne n’a envie de souffrir : tel est, me semble-t-il, l’« état des mentalités », depuis quelques millénaires tout du moins ».

 

  Source: genethique.org

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Vincent Lambert est mort. La nouvelle est tombée ce matin. Ces derniers jours, la question s’imposait au saut du lit : est-il encore vivant ? Malgré la détermination de ses parents, de ceux qui l’entouraient, rien n’a pu sauver cet homme vivant, grand handicapé, qu’aucune machine ne maintenait en vie ; cet homme qui tournait la tête quand on l’appelait, qui vivait sous clé dans un hôpital et qu’un médecin a fini par laisser mourir de faim sous sédation, pour épargner aux vivants, le spectacle d’une trop cruelle agonie.

Qu’avait-il fait pour mériter une mort qu’avec l’abolition de la peine capitale, on se défend d’éviter aux plus terribles de nos criminels ? La maladie, la fragilité, la vulnérabilité sont-ils devenu des délits ?

  Source: genethique.org

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En Suisse, une étude menée sur 85 proches présents lors d’un suicide assisté ou d’une euthanasie montre que ces personnes sont plus à risque de développer un état de stress post-traumatique ou de traverser un deuil plus compliqué que suite à un décès naturel : "Bien que le suicide assisté permette souvent de faire ses adieux et de rendre le moment de la mort plus prévisible, les images de la mort peuvent causer des symptômes de stress chez les proches". Parmi les participants, 6% montraient en outre des symptômes d’anxiété et 16% des signes de dépression.

  Source: genethique.org

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L’imbroglio familial, médical, juridique et politique autour de la situation de Vincent Lambert a provoqué des déclarations surprenantes de certaines autorités publiques qui incitent les Français à rédiger leurs directives anticipées « pour éviter de subir un acharnement thérapeutique ». C’est méconnaître la législation sur les droits des patients et la fin de vie, et le sens et l’utilité de ces directives anticipées.

Rédiger ses « directives anticipées » est une démarche difficile, pratiquement impossible à réussir sans explications. Un sondage Alliance Vita-IFOP a montré en 2017 qu’une immense majorité de Français (86 %) n’avait pas fait cette démarche, dont le sens peut être mal interprété. C’est la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti, qui a instauré la possibilité pour toute personne majeure de rédiger ses « directives anticipées » tout en confirmant et précisant la possibilité, instaurée par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades, de désigner une « personne de confiance », tout cela en prévision de situations où elle ne serait plus en mesure de s’exprimer. La révision de la nouvelle loi du 2 février 2016, « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie », dite Claeys-Leonetti, a rendu ces directives « contraignantes », c’est-à-dire non plus seulement indicatives, mais pas non plus opposables, ce qui aurait été absurde : un patient peut-il devenir le prescripteur, par anticipation, de ses traitements, et son médecin un exécuteur de ses prescriptions anticipées ?

  Source: fr.aleteia.org

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C’est un travail méconnu tant il touche à l’intime, à la souffrance et au deuil. Être soignant dans une unité de soins palliatifs, c’est souvent « accompagner la vie jusqu’à la mort »… Et c’est pourtant au travers d’un clip joyeux et plein de vie que le personnel de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de la Châtaigneraie en Vendée, a choisi de lever le voile sur ces métiers dont on parle peu, alors même qu’ils sont au coeur d’une actualité sociétale majeure.

Quand certains membres de l’unité ont eu l’idée de « casser l’image négative des soins palliatifs et de montrer leur travail au quotidien », ils ont pensé à la musique. Il a finalement fallu 9 mois à l’ensemble de l’équipe pour concrétiser ce projet qui fait un joli chemin sur les réseaux sociaux.

C’est avec l’accord du groupe Trois Cafés Gourmands dont la chanson sur la Corrèze a triomphé sur les radios de France, que les soignants ont repris la musique de « À nos souvenirs », et écrit de nouvelles paroles portant leur message.

  Source: www.infochretienne.com

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Le député charentais-maritime Olivier Falorni a déposé ce vendredi une proposition de  loi pour instaurer une hiérarchisation de parole de la famille et des proches concernés par une décision d'arrêt des traitements d'une personne en fin de vie. C'est une réaction à l'affaire Vincent Lambert qui révèleles failles juridiques de la loi Clayes-Léonetti: si le patient n'a pas déposé de directives anticipées, et désigné de personne de confiance, la loi est floue, elle prévoit seulement une "consultation de la famille et des proches" après que les médecins aient décidé un arrêt des soins déraisonnables qui prolongent la vie de façon artificielle.

 

  Source: www.francebleu.fr

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