Ce site est susceptible d'enregistrer des cookies

Imprimer cette page
vendredi, 26 février 2016 00:00

Vers la marchandisation de l'embryon humain

Écrit par 

Gènéthique se fait l’écho d’une étude de Jocelyn Clerckx[1], Maître de conférences HDR en droit public à la Faculté des Affaires internationales du Havre, sur la marchandisation de l’embryon humain. Une menace actuelle que différentes législations promeuvent pas à pas, au service des intérêts de l’industrie pharmaceutique.

Aujourd’hui, les principes du droit et les lois ayant placé l’embryon humain « hors commerce », il semble « protégé de toute forme de marchandisation ». La réalité est plus complexe dans un contexte où la « tendance à tirer un profit mercantile d’une activité non marchande » est bel et bien présente. 

Depuis 11 ans, il est possible d’utiliser les embryons issus de PMA, de façon encadrée, pour la recherche. Ces recherches sont « contestables sur un plan éthique » puisqu’il s’agit« d’expérimentations destructrices de l’embryon qui aboutissent à sa réification totale ». Il n’est plus utilisé que « comme un matériau de laboratoire dont la valeur se limite à ses propriétés biologiques ». Cependant, cette recherche fondamentale, effectuée dans un cadre public, laissait espérer qu’elle« serait à l’abri des lois du marché ». Mais, les liens entre les laboratoires académiques et les firmes industrielles s’étant intensifiées, la recherche s’est calquée sur les lois du marché de la société libérale.

Par ailleurs, pour rattraper son « retard » en matière de publication, « le gouvernement a, en 2012-2013, activement soutenu une initiative parlementaire tendant à renverser les principes régissant la recherche sur l’embryon humain qui avaient été mis en place par la loi bioéthique du 7 juillet 2011 ». La nouvelle loi bioéthique du 16 juillet 2013 « a supprimé l’interdiction de principe de la recherche sur l’embryon » et a « créé un régime d’autorisation assoupli ». Ces modifications législatives, accueillies avec enthousiasme par l’industrie pharmaceutique, « ont fait naître un risque certain d’instrumentalisation de l’embryon humain à des fins plus ou moins directement marchandes ».

Un régime dérogatoire modifié par la loi de juillet 2013

Le principe d’interdiction de recherche sur l’embryon ou les cellules souches embryonnaires avec un régime dérogatoire prévu par la loi bioéthique de 2011 a été supprimé par la loi de juillet 2013, au profit d’un régime d’autorisation assoupli, qui bouleverse le cadre légal établi.

  Source: genethique.org

Découvrir la suite de l'article sur le site d'origine

CPDH-Médias

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Derniers articles de CPDH-Médias

Éléments similaires (par tag)