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mardi, 11 septembre 2018 00:00

Révision de la loi de bioéthique : la mission parlementaire poursuit ses auditions

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Jeudi dernier, dans le cadre de la mission d’information sur la révision de la loi de bioéthique, trois personnalités étaient auditionnées : le philosophe Pierre Le Coz, la juriste Anne-Marie Leroyer, et le biologiste Jacques Testart.

Cette mission, présidée par le député Xavier Breton, a été créée en juillet pour préparer les débats et informer les parlementaires sur les enjeux de cette loi . Ces auditions ne sont ni les premières, ni les dernières, mais elles n’ont rassemblé qu’une dizaine de députés.

Pierre Le Coz, qui intervenait le premier, s’est attaché à la question de la « PMA pour toutes ». Alors que le souci des générations futures est aujourd’hui partagé par tous, comme le démontre la volonté de limiter la pollution ou encore de réduire la dette publique, ne faudrait-il pas aussi s’inquiéter de l’avenir des enfants issus de PMA sociétales ? « Ces PMA ne susciteraient-elles pas des risques excessifs pour l’équilibre psychique des enfants ? ». La « PMA pour toutes » étant plutôt « l’exception que la règle » à l’international, ne vaudrait-il mieux pas exercer la même prudence ?

Dans le cas d’une PMA pour une femme seule, le risque est celui de l’insécurité qui en résulte pour l’enfant. En outre, éduquer un ou plusieurs enfants seule est souvent difficile. La société considère d’ailleurs l’absence de père comme un préjudice, et ces femmes sont aidées financièrement. Transformer un préjudice en droit, n’est-ce pas s’empêtrer dans des contradictions ?

Dans le cas d’une PMA pour un couple de femme, l’enfant perd le secret de son mode de conception. A l’école, sur les lieux de loisirs, l’enfant ne devra-t-il pas faire face à des remarques, des questions, être sujet de curiosité ? Des exemples concrets que Pierre Le Coz opposera de nouveaux aux réactions des députés lors de la discussion.

Dans les deux cas, il s’agit de créer des enfants sans pères, un paradoxe pour une époque où les pères investissent davantage la paternité que dans les sociétés antérieures.

  Source: genethique.org

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