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lundi, 08 janvier 2018 00:00

«La GPA consacre l'inégalité entre les êtres humains»

Écrit par 

FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que le pays s'engage dans une consultation de longue haleine en vue de réviser les lois de bioéthique, des sondages récents rouvrent le débat sur la GPA. Pour le Collectif pour le Respect de la Personne (CoRP), le prix à payer serait de renoncer définitivement au principe d'égalité.

Les sociétés démocratiques modernes se sont bâties sur la reconnaissance de la personne: libre et égale aux autres. Tous les individus qui composent une société démocratique sont égaux en droits. Le principe de l'égalité des personnes nourrit non seulement les législations des régimes démocratiques, mais également les textes internationaux qui promeuvent les droits humains, que ce soit dans leur généralité, ou en abordant une perspective spécifique: droits des femmes, droits des enfants, droits des personnes en situation de handicap, etc. La reconnaissance de l'égale dignité des personnes semble être, au XXIe siècle, un principe fondamental des États de droit, ainsi que des textes visant à garantir sur le plan international le respect des droits humains.

Jusqu'à présent, la dynamique démocratique s'est appuyée sur le principe d'égalité pour faire reconnaître les mêmes droits à toutes les personnes.

Aujourd'hui, la gestation pour autrui (GPA) menace donc le fondement de notre société égalitaire. Car la GPA est à la fois la cristallisation de nombreuses inégalités préexistantes, et la consécration de la rupture du principe d'égalité.

La GPA cristallise les inégalités entre les femmes et les hommes: elle s'en nourrit, s'appuie sur ces inégalités et les prolonge. Si la GPA est rendue possible, si elle est admise, réglementée, promue dans plusieurs pays, sur plusieurs continents, c'est parce qu'elle est fondée sur l'utilisation de femmes, pour obtenir des enfants qu'elles abandonnent au profit des personnes qui ont demandé à avoir ces enfants-là (précisément, et non pas d'autres). Or, les femmes mettent au monde des enfants depuis que le monde est monde ; les femmes sont utilisées par leurs familles et leurs communautés dans des buts reproductifs depuis des millénaires ; les femmes sont effacées de la maternité et de la filiation selon le bon vouloir des hommes, depuis toujours. Aujourd'hui, celles qui deviennent mères porteuses affirment le faire volontairement, et cela paraît normal que des femmes utilisent leur capacité reproductive à la demande, sur contrat, et surtout sans désir de maternité (les enfants ainsi nés doivent être remis à leurs commanditaires). Mais si des femmes le font, c'est en raison des inégalités entre les femmes et les hommes, qu'elles ont pleinement intégrées dans leur vision et leur raisonnement.

  Source: lefigaro.fr

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