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lundi, 06 novembre 2017 00:00

La réécriture de notre ADN va-t-elle tuer ou sauver l’humanité ?

Écrit par 

Commentaire du CPDH :

La méthode CRISPR constitue une avancée majeure de notre siècle, mais pose de réelles questions éthiques. L'homme ayant aujourd'hui la capacité de couper et de reprogrammer l'ADN de n'importe quel être vivant, il est urgent de poser un cadre juridique contraignant sur ce qui est autorisé ou non.

Les débats actuels autour de la PMA et de la GPA poussent toujours plus loin la sélection des embryons et de leurs caractéristiques voulues par les "parents". Dans ce contexte de relents eugénistes, un moratoire pour interdire les mutations génétiques germinales (qui se transmettent aux descendants) a été pris en décembre 2016 par un panel d'experts de l'UNESCO. Nous espérons que la France ira encore plus loin l'année prochaine avec la révision des lois bioéthiques. Il est bien ici question de droits de l'homme, le droit de chaque être humain à la vie. Moratoire: https://fr.unesco.org/news/panel-experts-unesco-demande-moratoire-ingenierie-adn-humain-eviter-modifications-caracteres

ARTICLE :

Une technologie présentée comme une avancée majeure de ce début de siècle permet aujourd’hui d’intervenir directement sur l’ADN et de traiter les maladies les plus agressives. Toutefois, cette invention ouvre aussi la porte aux pires craintes…

Couper/Coller génétique. En 2012, deux chercheuses, Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna – respectivement française et américaine – inventaient CRISPR Cas9, une technique qui permet d’intervenir sur l’ADN de n’importe quel organisme vivant de manière à réparer de potentielles anomalies. L’idée derrière cette pratique souvent qualifiée de « ciseaux à découper l’ADN » est de rendre un gène inactif, le remplacer ou modifier son expression.

La technique, complètement révolutionnaire, ouvre des perspectives immenses de traitement de cancers ou de maladies génétiques jusque-là incurables, en proposant une forme de médecine véritablement adaptée à chacun. La découverte est alors saluée de toutes parts, les deux découvreuses sont auréolées de prix et même régulièrement annoncées comme de futures prix Nobel. Pourtant, en corrélation avec tous les espoirs soulevés, CRISPR Cas9 alimente aussi la machine à fantasmes. Et pas les meilleurs.

Harder, faster, stronger. Rapide, précise, peu coûteuse, cette méthode qui consiste ni plus ni moins à éditer le génome est déjà utilisée par des milliers de laboratoires dans le monde. Or, en extrapolant les possibilités, il est tout à fait envisageable que l’on crée de nouvelles espèces de la sorte. C’est par exemple le souhait avoué de George Church, un chercheur d’Harvard qui travaille à ressusciter un mammouth congelé en combinant ses gènes avec ceux d’un éléphant d’Asie.

  Source: detours.canalplus.fr

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Dernière modification le jeudi, 16 novembre 2017 12:49
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