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dimanche, 24 juin 2018 00:00

Les esclaves du XXIe siècle

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Longtemps pensé comme une évidence, l’esclavage a progressivement été aboli. Des premiers mouvements abolitionnistes en Europe dès le milieu du XVIIIe, en passant par l’un des objectifs prioritaires de la création du Parti républicain en 1854 et aux vicissitudes d’Abraham Lincoln déterminé à en triompher, au début du XXesiècle l’esclavage était interdit dans la plupart des Etats.

Dans la seconde moitié du XXesiècle, l’interdiction de l’esclavage est même devenu une règle de droit international impératif. Est-ce à dire que l’esclavage a disparu en 2018 ? Certainement pas. Et ce constat est aussi valable pour la Suisse.

Déni de la traite

En 2013, en marge d’un débat au Grand conseil sur la prostitution des mineures, un élu UDC m’a garanti qu’il n’existait pas de traite d’être humains sous nos latitudes se réclamant des chiffres de l’Office fédéral de la statistique. Les zones d’ombre ont ceci de particulier qu’aussi longtemps qu’on ne s’y aventure pas, elles demeurent inconnues et répertoriées nulle part. Il en va de même de l’esclavage, plus communément désigné en 2018 de traite d’être humains.

Cherche et trouve

En 1981, alors conseiller national, Moritz Leuenberger a commencé à se faire un nom en politique en s’engageant pour la création du Centre d’assistance aux migrantes et aux victimes de la traite des femmes (FIZ). Près de quarante ans plus tard, l’activité du FIZ ne faiblit pas. Malgré ses durcissements successifs, la loi fédérale sur les étrangers a créé un statut pour les victimes de la traite. En cas de plainte pénale, les victimes collaborant à l’enquête du Procureur contre les auteurs de la traite peuvent obtenir une autorisation de séjour temporaire d’une année (permis L), voire plus rarement un permis B. En Suisse romande, l’association de lutte contre la traite Astrée a tiré parti de cette base légale pour émerger en 2015. En trois années d’activités, cette association basée à Lausanne a démontré la nécessité d’un dispositif pour les victimes de la traite. Active dans détection, la protection, la prise en charge et l’hébergement des victimes pour la seule année 2017, Astrée a détecté 52 nouveaux cas de traite d’êtres humains en Suisse romande. Prostitution ou mariage forcé, exploitation de la force de travail ou activité illicite contrainte, les cas de traite sont aussi multiples que variés.

  Source: blogs.letemps.ch

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