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lundi, 22 février 2016 00:00

«Pour vivre heureux , on a besoin des autres»

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Après avoir créé la Fête des voisins en 1999, vous avez lancé en 2007 l'association voisins solidaires, qui développe de nombreuses actions de solidarité de proximité . Qu'est-ce qui vous motive dans toutes ces actions ?

Nous vivons dans une société qui s'est individualisée, dans laquelle se sont installés la défiance et l' isolement et où la transaction l'emporte sur la relation . Pourtant, à cause de la criseéconomique , mais aussi des attentats, les Français n'ont jamais été autant en quête de sens. Parce qu' aujourd'hui , nous nous sentons tous vulnérables. Qu'il s'agisse de la vieprofessionnelle ou même parfois de la vie personnelle, beaucoup d' ont le sentiment d'être de simples variables d'ajustement, que l'on peut interchanger en quelques secondes. Nous avons besoin de solidarité et le voisinage est justement l'un de ses territoires naturels d'expression.  

  En quoi la création de lien social et d' entraide avec ses voisins peut- elle améliorer notre quotidien ?

Parce qu'on n'a plus envie de s'engager, parce qu'on ne veut plus avoir de contraintes et parce qu'on pense trop à se faire du en consommant, on finit par se mettre dans des états de souffrance relationnelle. Or pour vivre heureux, on a besoin des autres. Il y a dans chaque quartier , dans chaque rue, dans chaque immeuble des gisements de solidarité inexploités : en recréant du lien social, qui estselon moi le préalable de la solidarité., on permet à chacun de laisser jaillir ce qu'il a de meilleur en lui. Et quand on s'engage sur la voie du vivre ensemble , on a envie de continuer sur celle du faire ensemble . Parce que c'est grâce aux rencontres et au partage, que l'on construit notre .

Est-ce que vous n'avez pas parfois le sentiment démoralisant de prêcher dans le vide ?

Si, malheureusement mais je continue pourtant à militer au quotidien pour que ce modèle soit au cœur des politiquespubliques parce que c'est un véritable enjeu. Il faut substituer la logique du devoir à celle du sens : il faut redonner à tous l'envie d'être utile, de manière désintéressée. Car dans notre société de consommation , si l'on ne préserve pas des espaces de générosité et de gratuité , on est mort. Et la manière la plus simple de mettre cette stratégie en place, c'est justement d'inciter les Français à réinstaurer du lien social et solidaire devant leur porte, avec leurs voisins.   

  Source: ladepeche.fr

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