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samedi, 01 septembre 2018 00:00

Défense inattendue de la clause de conscience

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La torpeur estivale a probablement eu raison de cette polémique naissante qui en d’autres circonstances aurait peut-être connu plus de succès. Néanmoins, la sortie de la sénatrice socialiste Nadine Grelet-Certenais n’est pas passée inaperçue.

A la tribune du Palais du Luxembourg, le 26 juillet, l’élue interpellait le ministre de la Santé quant à l’inquiétante situation du centre hospitalier du Bailleul (Sarthe) où l’accès à l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) est compromis par le refus de trois obstétriciens sur quatre de réaliser cet acte et qui mettent en avant leur clause de conscience. Evoquant la mémoire de Simone Veil, récemment panthéonisée (et oubliant que la loi défendue par Simone Veil avait elle-même prévu cette clause, considérée à l’époque par l’ensemble de la classe politique comme une condition sine qua non pour autoriser l’avortement), Nadine Grelet-Certenais aura dénoncé : « il est intolérable que les femmes ne puissent pas exercer leur droit essentiel parce que des médecins, au mépris de l’accès aux soins, font valoir des réticences d’ordre personnel ou éthique ». La réponse du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France (SYNGOF) avait été rapide et cinglante. L’organisation avait jugé de son côté « intolérable » qu’une élue « ne reconnaisse pas la liberté de conscience des soignants ». Le syndicat soulignait par ailleurs que bien plus certainement que l’application de la clause de conscience, les difficultés signalées de la Sarthe relevaient de problèmes de structuration des soins.

  Source: jim.fr

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