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jeudi, 14 décembre 2017 00:00

50 ans après sa légalisation, la contraception reste « une affaire de femmes »

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En 1967, la loi Neuwirth légalisa la pilule, qui devint le symbole de la libération sexuelle et de l’émancipation féminine. 50 ans plus tard, son usage décline mais reste prépondérant en France, où la contraception est encore largement considérée comme « une affaire de femmes ».

Annie Sugier avait 25 ans quand la loi autorisant la contraception fut promulguée, le 28 décembre 1967. « Pour moi, c’était vraiment une libération », se souvient-elle. « Il ne me venait pas à l’esprit de pouvoir avoir des relations avec les hommes si ce problème n’était pas résolu. Je ne voulais absolument pas prendre le risque d’une grossesse ».

Cette jeune femme - aujourd’hui présidente de la Ligue du droit international des femmes - ne voulait même pas envisager les méthodes « traditionnelles » et peu fiables répandues à l’époque, comme le retrait ou la méthode Ogino, qui consistait à calculer les jours de fertilité pendant lesquels s’abstenir de rapports.

«Dissocier sexualité et conception »

Grâce à cette loi, les femmes purent « dissocier sexualité et conception », souligne Véronique Séhier, co-présidente du Planning familial. Elle permit également d'« avancer vers la loi sur l’avortement », en 1975. « Contraception et avortement sont les deux facettes d’un même droit des femmes à disposer de leur corps ».

En quelques années, la pilule est devenue le premier moyen de contraception utilisé en France. « La contraception était perçue comme la responsabilité des femmes et le reste aujourd’hui », relève Mme Séhier.

Le recours à la pilule en déclin depuis 2010

Depuis la crise de 2012-2013 déclenchée par la révélation des risques cardio-vasculaires accrus liés aux pilules de 3e et 4e génération, le recours à cette méthode de contraception a décliné : -18 % entre 2010 et 2013, -9 % entre 2013 et 2016, estime une récente étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined), « 50 ans de contraception légale en France ».

  Source: leparisien.fr

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