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lundi, 16 octobre 2017 00:00

Dieu n’est pas mort : il fait de la politique

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Partout dans le monde, le religieux est de retour. À l'intérieur des États comme sur la scène internationale, il se mêle désormais des enjeux de société comme de la politique. Analyser ce retour sous différents angles et dans toute sa diversité, c’est l’objectif de l’ouvrage “L’Enjeu mondial. Religion et politique”.

Alain Dieckhoff, directeur du CERI, qui l’a co-piloté avec Philippe Portier, directeur du GSRL (CNRS/École pratique des hautes études), nous dévoile les nouveaux liens étroits et complexes qu’entretiennent religion et politique dans le monde contemporain.

Dans votre texte d’introduction avec Philippe Portier, directeur d’études à l’École pratique des hautes études, vous écrivez que la parution d’un ouvrage sur le thème “religion et politique” aurait été inconcevable il y a un demi-siècle. Pourquoi ? Qu’est-ce qui a changé ?

Des années 30-40 jusqu’aux années 60-70, la grille de lecture des sciences sociales insistait beaucoup sur une dynamique  de sécularisation qui semblait irréversible : Dieu allait se retrouver marginalisé. Le phénomène était très sensible en Occident, mais aussi dans les pays du tiers-monde, comme par exemple au Moyen-Orient, dominé par le courant du nationalisme arabe qui se voulait laïcisant, ou encore dans l’Inde de Nehru. Et puis, cela a commencé à changer. La date marquante de ce nouveau paradigme est, selon moi,  la révolution islamique en Iran en 1979. À l’époque, elle  semblait une exception, mais en réalité elle était annonciatrice de changement : le religieux allait continuer à compter dans les affaires du monde, il redevenait même une force politique majeure ! 

Quelle forme prend ce retour du religieux en politique ?

Il ne s’agit pas à proprement parler d’un “retour”, mais plutôt d’une nouvelle dialectique. Il y a, d’une part, une “politisation” nouvelle des religions : des acteurs religieux jouent aujourd’hui un rôle politique bien plus affirmé. On le voit avec l’audience de partis ayant une forte dimension religieuse : les Frères musulmans en Égypte, Enahda en Tunisie ou l’AKP en Turquie. Et il y a d’autre part une “désécularisation” des politiques, à savoir que certains hommes politiques mettent désormais en avant une identité religieuse qu’ils gardaient autrefois privée. François Fillon s’est ainsi clairement affiché comme chrétien lors de la campagne des élections présidentielles françaises. 

  Source: sciencespo.fr

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Dernière modification le mardi, 31 octobre 2017 10:17
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