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mardi, 16 janvier 2018 00:00

Révision des lois de bioéthique : comment choisir la vie ?

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La problématique de la bioéthique est présente depuis un peu plus de vingt ans dans les discussions entre médecins, juristes, hommes politiques, religieux et journalistes qui tentent d'analyser les conséquences sociales, juridiques, morales et culturelles de l'évolution des pratiques médicales sur le corps humain.

Comme on peut le lire sur le site gouvernemental de la Direction de l’Information Légale et Administrative (DILA), « de nouvelles questions surgissent : après le clonage (reproduction d’individus identiques génétiquement), la recherche sur l'embryon ou sur le génome humain, d'autres sujets de controverses sont apparus sur le risque d'eugénisme (pratiques visant à « améliorer » l’espèce humaine), les mères porteuses, l'euthanasie, la transplantation d'organes, les expérimentations médicales... »

Ces « expérimentations médicales » nous concernent tous car il s’agit majoritairement de pratiques médicales mettant en jeu, d’une part le corps humain, d’autre part la vie privée. Est-il légitime qu’une personne, entrée à l’hôpital pour être soignée, puisse faire l’objet d’un prélèvement d’organes pour soigner les malades qui en ont besoin ? Pour quels types de couples est-il légitime de créer des embryons in vitro (c’est la question d’actualité relative à la Procréation Médicalement Assistée « sans père » pour des femmes seules ou des couples de femmes) ? Les embryons humains produits dans le cadre de l’Assistance Médicale à la Procréation, surnuméraires, peuvent-ils être utilisés pour la recherche médicale ? Une femme, très sollicitée par son travail, peut-elle congeler ses ovocytes à un âge où sa fertilité est encore optimale pour différer la réalisation de son désir d’enfant ?

Vrais états généraux de la bioéthique ou faux débats ?

Le gouvernement français a déclaré vouloir réviser les lois actuelles qui datent de 1994, de 2004 et de 2011. Il a déclaré ouvrir des états généraux sur la bioéthique à partir du 18 janvier 2018 et pour six mois. Mais les intentions du gouvernement semblent à la fois ouvertes et fermées. Ouvertes, car de nombreuses questions méritent débats, expertise et évaluation, il faut donc bien confronter des points de vue qui parfois seront contradictoires. Fermées, car le gouvernement ne fait pas le choix d’un débat accessible à tous. La modification de la composition du Conseil Consultatif National d’Ethique pour que celui-ci soit favorable aux promesses présidentielles, n’est malheureusement pas rassurant (en 2013 déjà la Fédération protestante de France (FPF) par la voix de son président d’alors, le pasteur Claude Baty, avait rédigé un courrier au chef du bureau des cultes au ministère de l'Intérieur pour manifester sa désapprobation de voir évincé les représentants des religions). Le Président de la République a chargé le CCNE d’organiser en région des consultations avec des citoyens triés sur le volet à partir du 18 janvier et jusqu’au 7 juillet 2018.

Quels doivent-être nos repères ?

La Bible nous invite clairement à « choisir la vie », comme le rappelle ce texte : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin que tu vives toi et ta descendance. » Deutéronome 30 v. 19, chapitre 30 verset 19. L’engagement, pris au Cap en Afrique du sud, par les évangéliques du monde entier, demande « à toute les communautés chrétiennes locales de faire preuve de respect envers le caractère unique de la dignité et de l’inviolabilité de la vie humaine »[1]. L’Engagement du Cap demande aussi aux chrétiens de « peser dans le débat public » « de manière à façonner les valeurs sociétales »[2]. Dans les débats qui s’annoncent nous croyons que nous pourrons trouver dans la Parole de Dieu, des repères sûrs qui nous permettront de nous orienter pour le bien de notre humanité.



[1] L’engagement du Cap, chapitre « la vérité et les technologies émergentes ». Editions BLF, p. 54

[2] Ibidem, chapitre « la vérité et les sphères publiques ». Editions BLEF, p. 55

Dernière modification le mardi, 06 février 2018 11:35