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vendredi, 17 novembre 2017 00:00

500 ans de lutte pour la liberté de conscience

Écrit par 

«Ma conscience est captive de la Parole de Dieu. Je ne peux ni ne veux me rétracter en rien car il n’est ni sûr ni honnête d’agir contre sa propre conscience.»

Alors que nous célébrons les 500 ans de la Réforme, les mots prononcés par Martin Luther devant la Diète de Worms, résonnent encore aujourd'hui. Nous, protestants évangéliques, pouvons nous associer à ses paroles pour montrer à quel point notre conscience est attachée à la révélation biblique et à l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. Dans les pays européens, la conquête de la liberté de conscience a été longue et dure, parsemée de nombreuses victimes dont le seul crime a été d’agir « en conscience » pour le bien d’une humanité souffrante et en quête de vérité.

Reformateurs

A Genève, on trouve toujours, gravés dans les pierres du mur des réformateurs, les mots prononcés en 1606 par un Seigneur calviniste hongrois, Etienne Bocskai : «L’indépendance de notre foi, notre liberté de conscience et nos anciennes lois ont pour nous plus de valeur que l’or !». Cette valeur nous ne l’imaginons pas comme notre volonté d’imposer à tous ce que nous croyons juste, mais comme la liberté de « bien nous conduire », ce que nous trouvons explicité par ce verset de la Bible : «Priez pour nous. Nous sommes en effet convaincus d’avoir une bonne conscience, puisque nous voulons bien nous conduire en toute circonstances» (Hébreux 13 v. 19).

 Aujourd’hui la lutte pour le respect de la liberté de conscience continue.

Lundi 20 novembre 2017, à l’occasion du 100ème congrès de l’association des Maires de France, le Collectif des Maires Pour l’Enfance (www.mairespourlenfance.fr), marquera le 5ème anniversaire de la déclaration de François Hollande en lien avec l’application de la loi du mariage et d’adoption pour tous : « La conception de la République vaut pour tous les domaines et d’une certaine façon c’est la laïcité, l’égalité, c’est-à-dire que la loi s’applique pour tous, dans le respect néanmoins de la liberté de conscience » (Télécharger le discours complet). Sauf que l’ancien président français n’a jamais tenu parole. Pire, la loi prévoit qu’en cas de refus un maire ou de l’un de ses adjoints de marier deux personnes de même sexe, ils peuvent être condamnés à des peines pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. Le collectif des Maires Pour l’Enfance a saisi la Cour Européenne des Droits de l’Homme à ce sujet ainsi que le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU. Prions pour que ces élus français obtiennent gain de cause, eux qui sont « convaincus d’avoir une bonne conscience, voulant bien se conduire en toutes circonstances » (Hébreux 13 v.19). 

Franck MEYER
Président du CPDH

Dernière modification le vendredi, 17 novembre 2017 13:14

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