Sexualité

L’inquiétant essor du « viol à distance » sur Internet

L’inquiétant essor du « viol à distance » sur Internet 28 janvier 2020
L'inquiétant essor du "viol à distance" sur Internet

Ils seraient 300 internautes en France à avoir commandé un viol ou des tortures sur un enfant qui vit à l’autre bout du monde. Le viol à distance sur internet est un phénomène encore peu connu, mais qui prend de l’essor. Tandis que les policiers traquent les preuves sur internet, les associations se battent pour que les victimes témoignent en France. ENQUÊTE

C’est un phénomène méconnu : le viol à distance sur internet. On estime qu’il y a en France 45.000 personnes qui chaque année téléchargent des images des vidéos pédopornographiques. Mais certains vont encore plus loin et commandent eux-mêmes des viols d’enfants à l’autre bout du monde, pour y assister en direct sur internet. Europe 1 a mené l’enquête sur ce phénomène en plein essor.

20 euros pour une heure de viol

Les policiers de l’Office Central de répression des violences aux personnes (OCRVP) estiment qu’il y a 300 commanditaires en France, cela veut dire 300 Français soupçonnés de commander des agressions sexuelles et des viols sur internet. Ils ont été identifiés le plus souvent par le FBI, signalés par Interpol ou bien encore Tracfin qui repère des paiements suspects vers l’Asie du Sud Est. « Ils payent 15-20 euros pour des sessions de 45 minutes à 1 heure de viols et d’actes de tortures et de barbarie sur l’enfant sur internet. Lors des shows, ils donnent des ordres, donc ils sont à l’origine de l’infraction », explique au micro d’Europe 1 la capitaine Véronique Béchu

La cheffe du groupe central des mineurs victimes traque ces pédocriminels avec une douzaine d’enquêteurs. D’après elle, il n’y a « aucun profil type, cela peut être l’adolescent attardé de 17 ans tout comme l’octogénaire, tout milieu social confondu. Des individus isolés sans interactions sociales, tout comme des pères de famille. Leur seul point commun : ce sont des hommes », explique la policière. Le phénomène concerne principalement les Philippines, mais l’OCRVP a récemment reçu 35 signalements émanant de la Roumanie via la plateforme Empact d’Europol.  

Source : europe1.fr

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