Sexualité

Les années 1970-1980, âge d’or de l’apologie de la pédophilie en France

Les années 1970-1980, âge d’or de l’apologie de la pédophilie en France 28 février 2020
Les années 1970-1980, âge d’or de l’apologie de la pédophilie en France

Au nom de la libération sexuelle, nombre d’intellectuels et d’artistes ont défendu, après 1968, la pédophilie. Il a fallu que les victimes prennent la parole pour liquider ces discours.

Enquête. C’est une époque lointaine dont la langue nous est désormais inconnue. Une terre reculée où un écrivain sacré par le prix Médicis (1973) comme Tony Duvert peut affirmer que les « gamins aiment faire l’amour comme on se mouche » ; où le Groupe de recherche pour une enfance différente (GRED) publie dans une revue aussi sérieuse que L’Ecole des parents ; où un journal comme Libération sert de poste restante à un éphémère Front de libération des pédophiles. « Les années 1970 et 1980 nous mettent en présence d’un monde disparu », résume le sociologue Pierre Verdrager, chercheur associé à l’université Paris-Descartes.

Pour évoquer cette parenthèse où l’éloge de la pédophilie eut droit de cité, Wikipédia ne s’embarrasse pas d’euphémismes : dans l’encyclopédie en ligne, l’une des entrées sur l’après-Mai 68 est titrée « Apologie de la pédophilie ». « Ces années furent “l’âge d’or de l’offensive en faveur de la défense des pédophiles », constate Jean-Hugues Déchaux, professeur à l’université Lumière-Lyon-II.

Cet univers a sombré corps et biens au début des années 1990 : la pédophilie est alors apparue, non comme une salutaire libération de la sexualité enfantine, mais comme un abus de pouvoir perpétré par des prédateurs sans scrupules – et les décennies précédentes nous sont, du même coup, devenues étrangères.

Source : lemonde.fr

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