Sexualité

Le site de vidéos pornographiques Jacquie et Michel visé par une enquête pour viols et proxénétisme

Le site de vidéos pornographiques Jacquie et Michel visé par une enquête pour viols et proxénétisme 10 septembre 2020
Le site Jacquie et Michel visé par une enquête pour viols et proxénétisme

Une enquête a été ouverte sur la base d’un signalement adressé en février par Osez le féminisme, les Effronté-es et le mouvement du Nid, qui relayaient les témoignages de plusieurs actrices.

Le site de vidéos pornographiques Jacquie et Michel est visé par une enquête pour «viols» et «proxénétisme» à la suite du signalement de trois associations féministes, a indiqué jeudi 10 septembre le parquet de Paris confirmant une information du journal 20 Minutes.

Le parquet a ouvert cette enquête, confiée à la police judiciaire parisienne, le 10 juillet, sur la base d’un signalement adressé en février par Osez le féminisme, les Effronté-es et le mouvement du Nid, qui relayaient les témoignages de plusieurs actrices assurant avoir été contraintes à des «pratiques sexuelles « hors normes et douloureuses » alors qu’elles n’étaient pas consentantes», selon 20 Minutes.

Ce signalement avait suivi la diffusion en février par le site Konbini d’une vidéo intitulée «les coulisses sordides du porno amateur», dans laquelle deux femmes témoignaient de ces pratiques : «T’as peur, vraiment t’oses pas dire non, t’es devant la production, les acteurs, et t’es complètement seule. Donc non, tu dis pas non».

Dans un communiqué en soirée, le groupe propriétaire des sites Jacquie et Michel a affirmé ne faire que «diffuser les films tournés par des sociétés de productions tierces et indépendantes». Le groupe, est-il ajouté, «mettra en place dès demain une enquête interne visant» ces sociétés, et «rompra immédiatement tout lien avec celle(s) qui serai(en)t mise(s) en cause si les faits étaient avérés». Contacté par l’AFP, l’avocat du groupe, Me Nicolas Cellupica, affirme que ce dernier «a déjà rompu par le passé des liens avec des sociétés de production après de telles dénonciations».

Source : lefigaro.fr

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Commentaire du CPDH

Les différentes dénonciations de l’industrie pornographique commencent à porter leurs fruits. Si cette enquête aboutit à une condamnation, elle sera la première pour viol et proxénétisme contre une plateforme pornographique. Au CPDH, nous mettons en lumière depuis longtemps les liens entre pornographie et traite des êtres humains, et nous sommes satisfait de voir cette prise de conscience par les médias, la société et la justice, que la pornographie exploite et abuse des hommes et des femmes.