Sexualité

« C’est totalement illégal »… Des internautes tentent de « normaliser » la pédophilie avec le hashtag #MAP

« C’est totalement illégal »… Des internautes tentent de « normaliser » la pédophilie avec le hashtag #MAP 5 janvier 2020
« C’est totalement illégal »… Des internautes tentent de « normaliser » la pédophilie avec le hashtag #MAP

PEDOCRIMINALITE Certains internautes, qui disent appartenir à la communauté #MAP («Minor Attracted People ») défendent ouvertement « les relations sexuelles » entre adultes et enfants, au mépris de la loi.

  • Des internautes tentent de « normaliser » la pédophilie sous le hashtag #MAP, acronyme de « Minor Attracted People » («personne attirée par des mineurs »).
  • Des centaines de comptes sur Twitter et Instagram évoquent ainsi ouvertement leur paraphilie.
  • « Faire l’apologie des relations pédophiles est beaucoup plus grave que de détenir des images pédopornographiques », explique Latifa Bennari, présidente de l’association L’Ange Bleu.
  • Contacté par « 20 Minutes », Twitter France affirme « avoir une tolérance zéro en matière de promotion de l’exploitation sexuelle des enfants ».

« L’extrême jeunesse, celle qui s’étend de la dixième à la seizième année, me semble être le véritable troisième sexe ». Cette citation de l’écrivain Gabriel Matzneff, au cœur d’une affaire de pédophilie qui vient de prendre une tournure judiciaire, scandalise aujourd’hui une grande partie de la société. Mais les discours faisant l’apologie de la pédophilie ou de la pédocriminalité n’ont pas pour autant disparu. Nombreux sont ceux qui continuent aujourd’hui à défendre ouvertement « les relations sexuelles » entre adultes et enfants, au mépris de la loi.

Dans un thread publié en décembre, l’internaute Anna DeWitt qui gère le compte Twitter @CtesseDeLoynes a découvert la présence d’un banal hashtag sous lequel se cache en réalité une véritable communauté de pédophiles. « Il m’a suffi de simplement cliquer sur le #MAP [l’acronyme de Minor Attracted People («personne attirée par des mineurs »)] pour trouver des pédophiles revendiqués, en moins d’une minute », explique-t-elle. Sur Twitter ou Instagram, des centaines de comptes évoquent ainsi librement leur paraphilie, soutenant que « la pédophilie est une orientation sexuelle normale », au même titre que l’homosexualité.

Une véritable « subculture » qui s’est développée sur le Web

Ces internautes appartiennent à la communauté #MAP, qui vient tout droit des États-Unis. Les membres de ce mouvement, qui s’est développé ces derniers mois en France, se servent des réseaux sociaux pour tenter de « sensibiliser » l’opinion publique. Ils expliquent que « les pédophiles sont des marginalisés incompris », et que tant que leur attirance pour les enfants ne sera pas « prise en compte », ils ne devraient pas « être méprisés par la société ».

Comme les autres « subcultures » du Web, cette communauté possède son propre vocabulaire pour faciliter les interactions sur les réseaux sociaux. On y trouve ainsi les NOMAP (le NO est l’acronyme de « non offending ») qui sont des pédophiles ne souhaitant pas passer à l’acte. Les acronymes « AoA », « AoC » évoquent eux respectivement l’âge ciblé par les personnes pédophiles et  l’âge du consentement (qui varie selon les pays). Et les « Pro-C » pour « Pro-contact » désignent ceux qui sont « pro-actes pédophiles », détaille @CtesseDeLoynes.

Source : 20minutes.fr

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Commentaire du CPDH

Que dire ? ces propos sont affligeants. La pédophilie est une perversion qu’il faut combattre par tous les moyens et qui nécessite des ressources pour ce faire. Comme pour la lutte contre l’accès des mineurs à la pornographie, il faut une volonté politique forte et un plan d’action national contre ce fléau. C’est ce que le CPDH appelle de ses vœux, notamment dans le cadre du 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (et de son examen périodique en France cette année auquel nous allons participer).