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mercredi, 19 avril 2017 00:00

Le transhumanisme en marche

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Prémunir l’être humain contre les maladies, le perfectionner contre les aléas de la vie, et peut-être un jour lutter contre le vieillissement, telle est l’ambition du transhumanisme. Au-delà de ce dessin philosophique et parfois romanesque, le transhumanisme est aussi un enjeu économique et juridique majeur et actuel qui perd peu à peu son aspect futuriste. Les grandes sociétés américaines de la Silicon Valley jouent déjà l’avenir de l’être humain et des technologies.

Rappelons que le transhumanisme est un courant de pensée scientifique, intellectuel et culturel qui considère les maladies, le handicap, le vieillissement et la mort comme des aspects inutiles et indésirables de la condition humaine. Il promeut l’usage des découvertes neuroscientifiques, génétiques et robotiques pour améliorer l’être humain physiquement et intellectuellement.
Né dans les années 1980 aux USA, le courant a vite gagné les majors américaines de la Silicon Valley. Ainsi, Google se lance ouvertement dans cette voie depuis quelques années et se présente comme l’un de ses plus fervents défenseurs, en finançant diverses sociétés exerçant dans les domaines des nanotechnologies, biotechnologies, informatiques et sciences cognitives sous-tendant les buts du transhumanisme ou en finançant la Singularity University qui forme les spécialistes de ces secteurs d’activité.
Le mouvement rameute beaucoup de fonds étrangers et d’entreprises pharmaceutiques internationales qui ont forcément un rôle à jouer, avec les entreprises de nouvelles technologies et de robotique, dans le développement des outils qui amélioreront la santé des humains, domaine brassant aujourd’hui et annuellement des milliards de dollars.

Le transhumanisme est-t-il un danger pour l’être humain ?
Les premiers développements du transhumanisme voient le jour depuis quelques années dans les domaines combinés de la médecine et de la technologie, et les partisans du mouvement (Raymond Kurzweil, Ronald Bailey, l’Association française transhumaniste…) souhaitent poursuivre, accélérer et pousser la recherche toujours plus loin afin de parvenir à l’être post humain, humain « augmenté » dont ils rêvent.
Mais bien d’autres, tels que l’écrivain Alain Damasio dans son roman La Zone du Dehors (1999), craignent les risques que posent déjà ces développements pour l’être humain, notamment pour sa vie privée (données personnelles, crainte du contrôle de l’être humain par les technologies, notamment par une intelligence artificielle), et fustigent la perte de notre identité humaine et naturelle aussi bien individuelle que collective.
Comment réconcilier ces deux positions antagonistes ? Comment améliorer les conditions de vie de l’être humain, aussi bien physiques qu’intellectuelles, sans porter atteinte à nos libertés fondamentales, à l’intégrité du corps humain et à la cohésion du corps social ?

  Source: haas-avocats.com

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